DIX-SEPTIEME ARTICLE : MIKA, MY OXYGEN BUBBLE & SWEET LOLLIPOP !

Dans les quelques mots que j'ai écrit précédemment, j'annonçais vouloir parler de cinéma et littérature, mes deux passions. C'est vrai que ce sont mes deux grandes passions.

En
conséquence de quoi, l'article qui suit ces quelques mots se doit de parler... de musique. Ne cherchez pas à comprendre, c'est juste qu'il "faut" que ce soit comme ça, et pas autrement.

Ce
soir, j'ai envie de vous parler de Mika. Un artiste que j'adore. Un de mes derniers grands coups de coeur musicaux !

Pour cette fois-ci, je vous épargne la sempiternelle biographie.

J'ai découvert Mika comme tout le monde, c'est-à-dire avec "Relax, take it easy" et "Grace Kelly". Et ensuite l'album, évidemment, Life in cartoon motion. 11 titres tous aussi géniaux les uns que les autres. Franchement, c'est une vraie bulle d'oxygène ! C'est dynamique, c'est émouvant, original et d'une grande sincérité ! C'est ce qui m'a frappé en regardant des interviews de Mika d'ailleurs, sa profonde sincérité, sa simplicité. Ca se sent à sa façon de parler je trouve. Même sa façon de se tenir trahit cet aspect très naturel.

Le
4 juillet dernier, j'ai eu la chance d'aller au Parc des Princes pour le voir sur scène. Alors... Pour commencer, c'était mon tout premier concert en stade ! Et ça ce n'est pas rien, nan ? Un peu plus de 50 000 personnes, c'était absolument colossal. Je me souviens que lorsque je suis rentré dans le stade, et que j'ai réalisé son ampleur, j'étais scié ! Des grandeurs qui montaient en hauteur jusqu'à n'en plus finir, et une éternité pour traverser le stade dans le sens de la longueur. Parce qu'évidemment, il était absolument hors de question que je ne sois pas le plus proche possible de la scène !
Je
suis arrivé en fin d'après-midi, il y avait déjà un monde fou. Lorsque j'approche de la scène, pour retrouver des copines, je constate ce qu'elles m'ont annoncé plus tôt dans la journée, à savoir qu'il y a une fosse or devant la scène, nettement séparée du reste de la fosse, derrière. Les premiers arrivés étant toujours les premiers servis, elles étaient donc dans cette fosse or, et moi ne pouvant y entrer, car pas de bracelet. Heureusement, grâce à une supercherie (merci Caro et Audrey !), j'arrive à m'infiltrer dans la dite-fosse... Ouf!
Je su
is frappé par l'immensité du lieu, c'est vraiment très impressionnant, aussi bien visuellement qu'au niveau sonore. Je me dis que ça promet pour Madonna et Mylène au Stade de France, qui compte lui plus de 80 000 places, soit 30 000 de plus que le Parc des Princes...
Troi
s premières parties avant que Mika ne vienne chanter : Yelle, Panic at the disco, et Dyonisos. Je serai bref. Yelle : très sympathique mais vulgaire, musicalement médiocre. Panic at the disco : insignifiant. Dyonisos : là par contre une ambiance séduisante, des chansons intéressantes, un bon contact avec le public. Très agréable en somme.
Enf
in, à 22 h, enfin, Mika entre en scène. Explosion sonore dans tout le stade lorsqu'il arrive en quelques bonds devant nous. Le show commence...
Comme
nt retranscrire ce concert... D'une bonne humeur communicative, poétique, élégant, très vif, Mika est un véritable régal sur scène ! Très souriant, parlant couramment français, proche du public, vraiment, son attitude en concert mérite d'être soulignée. Que dire de plus ? Le décor était aussi fantastique : un immense visage de clown suspendu sur toute la largeur de la scène, des effets lumineux de toute beauté, des objets gonflés circulant dans la fosse, des dizaines de danseurs et figurants, des interludes poétiques (dont un Pierrot s'envolant, absolument splendide), enfantins parfois même (au bon et beau sens du terme), et un bouquet final de confettis et autres joyeusetés ! Un véritable spectacle mis en scène donc, avec un très gros travail effectué sur les effets de lumière et les interludes donc.
Mika a posé les bases d'un univers avec son album, il l'a ici transposé autant qu'il a pu dans la mise en scène de son concert. Il donnait vraiment à voir un spectacle aussi bien visuel que sonore, c'était un véritable voyage dans son monde. Fantastique !
L'art
iste en lui-même est très positif, il véhicule -je trouve- des valeurs et des idées très saines, poétiques. Et c'est un artiste hors pair : interprète doté d'une voix magnifique, auteur et compositeur de talent, bon pianiste... Bref, à peine 25 ans et Mika est déjà un artiste qui a su se démarquer et inventer un style qui lui est tout à fait propre. Beaucoup de chemin parcouru aussi, quand on songe à quel point ce petit homme d'origine libanaise a du souffrir pendant son adolescence...
Vo
us l'aurez compris, j'adore Mika ! Son concert au stade a tout de même duré près d'une heure et demi, ce qui est pas mal du tout avec un seul album studio à son actif ! Nous avons eu droit aux onze chansons du cd bien sûr, mais aussi à une ou deux reprises, et surtout... à une chanson inédite qui figurera sur le deuxième album ! Car Mika est d'ores et déjà en train d'enregistrer son nouvel album studio, qui sortira vraisemblablement dans les mois à venir. Nous avons donc eu le privilège d'entendre une de ses nouvelles compositions, "Rain". Une merveille ; je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir ce petit bijou avec la vidéo jointe à cet article. Il est à noter qu'il s'agit là d'une version acoustique du titre, qui sera enregistré différemment en studio, ça va de soi. En live ça rend particulièrement bien en tout cas et, croyez-moi, ça a énormément plu au public !

Il
ne me tarde plus qu'une seule chose : découvrir le nouvel album et revoir autant que possible Mika sur scène ! Bon, d'accord, ça fait deux choses, et non pas une. Mais vous savez, moi et les maths, ça fait 2. Littéraire jusqu'à la moelle !

P
our clore cet article, j'aime dire que j'aime Mika pour l'alliance qu'il parvient à créer entre monde de l'enfance et monde des adultes. C'est cet entre-deux poétique qui m'a séduit, entre autres...

Vi
vement le retour de Mika !

Am
ikalement votre (bon ok, c'était facile... On va mettre ça sur le compte de mes vacances exténuantes!),

An
gel-B.
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# Posté le dimanche 03 août 2008 14:48

Modifié le dimanche 24 août 2008 16:58

INTERLUDE : QUELQUES MOTS...

INTERLUDE : QUELQUES MOTS...
Quelques mots pour dire que j'ai actualisé et modifié tous mes articles. Je souhaite que ce blog évolue en même temps que moi. Je change, il est logique que mes articles changent eux aussi.

Avec le recul, je me rends compte que j'ai finalement un peu parlé de moi (cf. mes intentions lors de l'ouverture de ce blog). Je nuancerais cependant ce constat en mettant en avant l'attention que j'ai essayé de porter à l'ouverture sur tout ce qui est Autre. J'entends par là que j'ai tenté jusqu'ici de me référer à d'autres personnes, artistes, oeuvres, etc. Je ne pense pas avoir déballé ma vie privée. En ce sens je crois avoir été fidèle à l'idée de base qui était celle de ce blog le jour de sa création.

Dernière chose avant de clore cette petit bilan, je sais que j'ai peut-être un peu trop parlé de Mylène Farmer. J'en ai conscience. Pour les articles à venir, je m'axerai davantage sur les deux passions qui m'animent avant toutes les autres, la littérature et le cinéma. Ces deux domaines seront donc au coeur des futurs textes !

Ceci étant dit, un petit retour de Mylène Farmer sur mon blog n'est pas inenvisageable^^

Je sais, je suis incorrigible, complètement obsessionnel !

Mais vous n'avez encore rien vu... °-° Je ne vous ai pas encore parlé de David Lynch °-° entre autres ! Accrochez-vous, vous allez bientôt découvrir ce que signifie réellement le mot "obsession" ! (rire démoniaque frisant la folie douce o-O)

Dernière -petite- précision, cet été j'aurai moins accès à internet, les articles se feront donc certainement mois nombreux que d'ordinaire. J'en profite pour souhaiter de bonnes vacances à toutes celles et ceux qui passeront pas là !

Et pour terminer cet interlude :

Anamorphoun


Obsessionnellement votre,

Angel-B.
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# Posté le dimanche 22 juin 2008 13:28

Modifié le dimanche 29 juin 2008 20:19

SEIZIEME ARTICLE : MYLENE FARMER ENVISAGEE EN TANT QUE MYTHE

Pour l'un de mes cours, j'ai du rédiger récemment un article sur ce que l'on pourrait appeler un mythe moderne. Le choix du mythe en question était libre, mais le nombre de caractères était limité. Après quelques hésitations, j'ai finalement délaissé des sujets plus classiques pour me pencher sur Mylène Farmer. Aimant infiniment cette artiste, choisir les mots pour en parler n'a pas été chose facile : ne pas sombrer dans une subjectivité trop appuyée, ne pas me noyer dans des détails qui n'intéresseraient que des fans, ne pas me perdre dans l'écriture en laissant libre cours à mon inspiration, etc. Il est extrêmement délicat de parler des gens qu'on aime. Je ne sais pas ce que vaut mon travail, mais j'en suis au final assez satisfait. Je joins à cet article une interview de Mylène Farmer, qui s'est faite relativement rare ces dernières années à la télévision. Cette interview passionnante (plus pour les réponses aux questions que celles-ci) fut diffusée en janvier 2006 dans l'émission '7 à 8'. Elle apporte à mon sens beaucoup d'éléments éclaireurs sur l'identité de Mylène Gautier, qui se dévoile autant par les mots qu'elle emploie que par ses silences, riches en sous-textes... Et voici donc mon article :


Sexe. ''Je, je suis libertine, Je suis une catin''. Spleen. ''Mais quel espoir pourrais-je avoir quand tout est noir ? Ainsi soit Je, ainsi soit Tu, ainsi soit ma vie, tant pis...''. Ambiguïté. ''Puisqu'il faut choisir, à mots doux je peux le dire, sans contrefaçon, je suis un garçon''. Désenchantement. ''Tout est chaos, à côté, tous mes idéaux, des mots, abîmés...''.

Depuis plus de 20 ans, Mylène Farmer a su imposer son univers, au point de devenir l'une des artistes françaises les plus adulées. Que ce soit auprès du grand public ou de ses fans, Mylène Farmer est devenue en l'espace de quelques années une véritable icône, accédant ainsi peu à peu au rang de mythe. Ce statut auquel a accédé l'artiste est d'autant plus assis qu'il perdure au fil des années, par delà les modes. Or de par sa nature, le mythe ne s'inscrit-il pas justement dans le temps ? Le mythe est ainsi éternel, immuable, et en ce sens, plus ''fort'' que le Temps.

Dans le cas de Mylène Farmer, le mythe puise notamment sa source dans deux aspects de l'univers de l'artiste : on constate d'une part le caractère extrêmement transgressif de ce que propose la star, et d'autre part une dimension que l'on pourrait qualifier de ''nocturne''. La transgression marque de fait ''l'univers farmerien'' : l'ambiguïté sexuelle et les fantasmes sexuels occupent une place importante dans ses chansons et ses clips, qui provoquent et choquent souvent. La transgression apparaît ainsi comme une façon de s'affranchir des interdits liés aux codes sociaux ou à la morale. Mylène Farmer est en ce sens un symbole de liberté (de penser, sexuelle, etc), et incarne de cette façon un certain idéal, et notamment la plus libre expression des fantasmes les plus enfouis et refoulés. La dimension ''nocturne'' de l'oeuvre réside quant à elle dans la mélancolie qui se dégage des tourments existentiels évoqués par l'artiste. La difficulté d'être soi, d'affronter la mort, d'appréhender l'Autre... : autant de thèmes qui traversent les textes de la chanteuse et renvoient à ce dont tout être humain doit faire face au cours de son existence.

Ces deux aspects confèrent ainsi une grande universalité à l'oeuvre de Mylène Farmer, qui a su évoquer des thèmes universels de manière personnelle : le public peut s'identifier aux propos de la chanteuse, car si celle-ci parle d'elle-même à travers ses textes, aucune allusion directe à sa vie privée n'est faite. Cet équilibre entre évocation de son intériorité et universalité du propos a ainsi contribué à façonner une oeuvre et un personnage qui ont fait de Mylène Gautier de son vrai nom une légende : Mylène Farmer.

Le ''mythe Farmer'' s'explique également par l'image développée par l'artiste au cours de sa carrière. Les clips de Laurent Boutonnat (son compositeur) ont de fait amplement participé à son succès, et ont surtout imposé d'emblée un univers visuel très fort, parce que personnel. Dès 1991, Mylène Farmer accorde une place essentielle à son image auprès du public. Clips où elle incarne de véritables personnages de cinéma, apparitions télévisées rigoureusement mises en scène, contrôle intégral des photos diffusées dans la presse... : l'artiste renvoie d'elle-même une image anamorphosée par le prisme de l'Art. Mylène Farmer, bien qu'étant un personnage ancré dans le monde réel, acquiert ainsi une dimension mystique. Elle devient alors un véritable personnage de mythe qui, en parlant de lui-même, parle à chacun d'entre nous.

Un effet de miroir explique ainsi cette place qu'occupe la chanteuse en France et ailleurs : le public, et plus particulièrement les fans, adhèrent à l'univers de l'artiste par effet d'identification. Le public, à l'image de la chanteuse, semble se chercher à travers l'Autre (Mylène Farmer), d'où cet effet de miroir, qui atteint son paroxysme lors de véritables ''communions'' au cours des concerts. L'onirisme véhiculé par l'univers farmerien joue aussi pour beaucoup dans la dimension mythique de la star, en créant là encore une imagerie presque fantastique, et tout du moins extra-ordinaire.

À l'image des personnages irréels qu'elle incarne dans ses clips, Mylène Farmer est ainsi une icône dans l'imaginaire collectif, représentant à la fois un personnage provocant et étrange. La folie, le sexe et un certain désespoir sont ainsi symptomatiques du ''mythe Farmer''. L'artiste joue d'ailleurs sur cette image provocatrice, qu'elle tempère par des apparitions publiques se faisant de plus en plus rares au fil des années, suscitant le manque et le désir auprès de son public. Cette attente entre chacun de ses albums (6 en 20 ans de carrière) et le silence de l'artiste au cours de ces périodes ont participé à créer ce personnage mystérieux qu'est devenue Mylène Farmer. La rareté de celle-ci et l'absence d'informations sur sa vie privée sont de fait propices à toutes les projections et à tous les fantasmes, chez le public comme dans les médias. L'imaginaire collectif prend alors le pas sur la réalité, tissant autour de l'artiste les rumeurs les plus folles.

Mylène Farmer est ainsi un personnage qui échappe totalement au quotidien, et par conséquent au temps, devenant ainsi aux yeux de milliers de personnes un mythe. La dimension mythique de Mylène Farmer naît ainsi aussi bien dans son oeuvre que dans l'imaginaire collectif, où elle apparaît dans les deux cas comme transcendée, irréelle, inaccessible.

''C'est seulement par la connaissance des gouffres que l'on peut atteindre la vérité et par l'exploration des marges et de la nuit que l'on peut atteindre le mythe.'' -Linda Lê, écrivaine-



Angel-B.

# Posté le mardi 03 juin 2008 17:50

Modifié le dimanche 29 juin 2008 19:15

QUINZIEME ARTICLE : '' G I O R G I N O '' - Il y a un peu plus de 6 mois, le 4 décembre 2007... -Cycle Cinéma-

Il y a des instants que l'on n'oublie pas.



Il y a un peu plus de 6 mois, le 4 décembre 2007, j'ai eu la chance d'assister à la projection exclusive de "Giorgino", film réalisé en 1993 par Laurent Boutonnat. Cette projection, 13 ans après la sortie du film en salles, s'est déroulée au Gaumont des Champs Elysées, en présence de M. Boutonnat naturellement.


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- G I O R G I N O -


Octobre 1918, peu avant la fin de la Première Guerre mondiale...
Après avoir été gazé, miraculeusement vivant mais probablement condamné, le jeune docteur Giorgi Volli retourne à la vie civile.
Orphelin et célibataire, devenu indifférent aux problèmes qui agitent le monde, il n'a qu'un seul désir : retrouver le groupe d'enfants handicapés mentaux dont il s'occupait avant la guerre...
Ses recherches le mènent jusqu'à Chanteloup, un hameau perdu dans une région de montagnes. Il n'y trouve qu'un orphelinat vide battu par les vents glaçés d'un hiver précoce et apprend que les enfants ont disparu dans des conditions mystérieuses...
Dans cet endroit oublié du monde, bordé de marais inquiétants et hanté par le souvenir des enfants, il croise la route d'un prêtre à la jambe de bois et celle de paysannes rendues cruelles par la solitude et la misère.
L'enquête de Giorgio tourne rapidement au cauchemar... un cauchemar d'enfant où l'amour a les traits de Catherine, une étrange jeune femme que nul ne peut embrasser sans embrasser la folie...


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"J'éprouvais, à l'époque, une très forte nécessité à faire ce film, sans que je puisse en fournir une explication rationnelle. C'est ce qui m'a permis, en tout cas, de le réaliser, hors de toute logique commerciale et financière mais avec une immense liberté."
-Laurent Boutonnat, réalisateur-

"C'est un monde troublé et troublant et, j'espère, plein de poésie. Avec Laurent, nous aimons les paysages enneigés -je suis née au Canada. Je suis attirée par les relations, les sentiments difficiles. Tous les deux, nous sommes instinctivement attirés par les contes cruels, par l'irrationnel. Tous deux, nous refusons dans le fond le monde des adultes. J'aime les animaux, j'aime la folie, par exemple celle des paysages fracassés, où le regard ne peut pas se promener calmement. J'aime aussi la mouvance permanente, l'énergie sans repos possible. J'aime tout ce qui porte au rêve."
-Mylène Farmer, en tant qu'actrice-


Qu'est-ce que Giorgino ? D'abord, c'est le prénom du personnage principal du film, Giorgio Volli, surnommé Giorgino. Cet homme, malade, comme éteint, est un orphelin avant toute chose... Une âme en peine. Une âme d'enfant. Interprété avec talent par Jeff Dahlgren, qui sera par ailleurs le guitariste de Mylène entre 1995 et 2000.

Catherine Degrace, incarnée par Mylène Farmer, est une femme-enfant, un être fragile dont le comportement enfantin dissimule un désespoir et une violence profonds. "C'est avant tout sa fragilité qui m'a émue, j'aime son innocence et sa violence intérieure. Les enfants ont ça en eux : naïveté, pureté et colère. J'aime son incapacité à être dans le monde des adultes." Tout est dit par l'actrice qui témoigne ici du fil étroit qui la lie à ce personnage. "(...) ce silence, (...) ce repliement sur soi... Catherine a un trouble profondément enfoui en elle."

Quelle est l'histoire de Giorgino ? Un amour tragique ? Un cauchemar éveillé ? Un drame sur les effets de la Guerre ? Un drame sur les traumatismes intimes que porte chaque être humain en lui ? Un film sur la folie ? Sur l'enfance ? Giorgino est sans doute tout cela à la fois, il est difficile de résumer cette oeuvre, dont la logique fait plus appel à celle du rêve que celle dite cartésienne.


Sur fond d'enquête (qu'est-il arrivé aux enfants?), c'est tout un univers que nous fait explorer cette sombre histoire. Giorgino est un film qui explore les frontières, jusqu'à s'engouffrer en des lieux insolites, reculés : région montagneuse qui semble irréelle tant elle est enneigée et figée dans le Froid, personnages au bord de la folie, scénario plongeant dans des abîmes tous plus étranges et dérangeants les uns que les autres...
Giorgino pourrait s'apparenter à un cauchemar.
Mais un cauchemar dont le spectateur saisirait intuitivement les idées phares, comme ce même spectateur saisirait diverses idées et émotions à l'écoute d'un morceau de musique.
Giorgino est une symphonie.
Une symphonie dont les amples mouvements nous font découvrir un univers visuel et sonore très personnel, profondément bouleversant car il s'agit avant tout d'un univers intérieur. L'intériorité, l'Âme des personnages est de fait traduite à tous les niveaux dans ce conte dramatique, dont on ne peut sortir indemne tant les thèmes soulevés sont essentiels et brillamment mis en scène.

Giorgino puise dans le conte, le fantastique, le drame, le policier... Autant de genres qui donnent au film une richesse et une ampleur impressionnantes. Mêlant les genres, brouillant les pistes, Laurent Boutonnat a créé une oeuvre puissante, où la question de l'altérité, de la folie, du deuil, de l'enfance, du traumatisme, de l'amour, de la mort se confondent pour mieux former un univers spécifique au réalisateur. Un univers qui possède sa logique propre. Un univers où les frontières sont troubles. Un univers où les gouffres de l'Âme humaine apparaissent, béants, profonds, angoissants, fascinants.


Je me souviens de la toute première fois où j'ai découvert ce film...
Il y a des années de ça, je me souviens l'avoir vu dans mon lit, en plein coeur d'une nuit.
Trois heures hypnotiques, étranges, dérangeantes, troublantes, passionnantes, bouleversantes...
J'ai par la suite pu obtenir la bande originale du film, qui est une véritable merveille, un bijou Romantique, une des plus belles BO que je connaisse.


Puis en 2007, treize années après la sortie de Giorgino en salles, treize années après l'échec commercial que représenta ce film, voilà que l'on nous annonce qu'une sortie DVD est prévue pour la fin de l'année, en décembre. Après treize années de silence, Laurent Boutonnat ayant racheté les droits de son oeuvre, nous allions ainsi avoir la chance de redécouvrir ce chef-d'oeuvre, en une version remastérisée, qui plus est ! Une réédition de la BO est également annoncée.

Et enfin, le plus magique : un concours, que j'ai eu la chance de gagner, qui m'a permis d'assister à la seule et unique projection en salle que Boutonnat aie autorisé depuis 13 ans. Le mardi 4 décembre 2007, je me suis donc retrouvé sur les Champs Elysées, en compagnie de Clément, Mélodie et Lionel, trois Amis qui me sont chers et que j'Aime.


Il y a un peu plus de 6 mois, le 4 décembre 2007,
j'ai eu la chance et l'immense bonheur d'assister à cette projection sur grand écran du film (désormais considéré comme maudit et "culte" par la critique)
en version remastérisée, une version de toute beauté, et aux côtés d'êtres que j'adore...
Quelques mots de Laurent Boutonnat ont précédé la projection.
Quelques mots où il nous confie que cette ultime projection se déroule dans la salle où eut lieu l'avant-première, treize ans plus tôt.
Quelques mots où le (minutieux) travail de remastérisation est évoqué et salué.
Quelques mots où Boutonnat n'a jamais semblé si heureux et mystérieux à la fois.
La toute première fois où j'ai réellement vu Laurent Boutonnat,
un artiste dont le charisme m'a frappé ce soir-là.
Un être atypique, élégant
et mystérieux, je le répète, cela m'a frappé.
Un tonnerre d'applaudissements, une ovation, et le film commence.
J'en sortirai plus ému et ébranlé que jamais.
Heureux, aussi...


Un projection hors du commun.
Une soirée magique.
Des instants précieux.


Il y a un peu plus de 6 mois, le 4 décembre 2007, j'ai eu la chance d'assister à la toute dernière projection de "Giorgino", dont je vous propose la bande-annonce ci-dessous.


Merci à Laurent pour ce très beau cadeau, son immense talent et sa présence ce soir-là...
Merci à mes proches qui m'ont permis de remporter ce concours, et de vivre ce rêve éveillé...
Merci à Clément, Mélodie et Lionel, pour leur présence à mes côtés ce soir de décembre...
Merci spécial à Clément, que j'ai rencontré ce jour-là, et qui a su m'accorder une seconde chance après mon silence.
Merci spécial à Mélodie, pour tout ce qu'elle est, tout ce que j'aime en elle, et pour cette belle idée du bracelet portant nos signatures.
Merci spécial à Lionel, pour le souvenir magique de ce mois de décembre.



Il y a des instants que l'on n'oublie pas.

Angel-B.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 11:54

Modifié le dimanche 29 juin 2008 19:28

QUATORZIEME ARTICLE : M A D O N N A

Début mai, un lundi, je reçois un sms d'une amie, qui m'annonce ainsi que les 500 premières personnes qui seront présentes devant l'Olympia le lendemain matin se feront remettre un bracelet et une place leur permettant d'assister au showcase de Madonna le soir même. De fait, après New York, et avant Londres, la star passe sur Paris dans la petite salle de l'Olympia afin d'assurer la promotion de son nouvel album, "Hard Candy".

Sachant cela, mon grain de folie s'agite. Je ne suis pas fan de la Madone à proprement parler. Je reconnais qu'il s'agit d'une grande artiste, une bête de scène. J'adore certains de ses titres. Je n'en aime pas d'autres. Je suis assez critique à son égard. Mon album préféré reste "Ray of Light", de loin le plus abouti de toute sa carrière. J'apprécie la dimension mystique de cet opus.
Que l'on aime ou pas Madonna, elle n'en reste pas moins l'une des icones de la variété internationale depuis près de vingt ans. Je me décide donc à me rendre devant l'Olympia dès ce lundi soir, vers 22 h. Vous auriez vu mon grain de folie, il était tellement heureux ! Il sautait un peu partout, ça faisait plaisir à voir !

Lorsque j'arrive sur place, soixante-dix personnes environ sont déjà présentes, confortablement installées dans des sacs de couchages, sièges et autres installations pour tenir toute la nuit. Passer la nuit devant l'Olympia avec des fans de Madonna, c'est fou ? Vous trouvez ? Moi aussi remarquons. Mais laisser la folie s'immiscer dans nos vies de temps en temps est-il un acte si absurde que ça ? . . . Si ? Vous trouvez ça absurde ? Et une vie métro-boulot-dodo, suivie du tombeau, vous ne trouvez pas ça absurde vous ? Puisque la Vie est de par son essence absurde, autant essayer de sympathiser avec l'absurdité, de temps en temps. C'est en tout cas l'un de mes credos.

Une demi-heure après mon arrivée devant la salle mythique, deux amis me rejoignent. Nous sommes donc partis pour des heures et des heures dans cette queue. Heureusement pour nous tous, il fait bon et beau, la soirée est agréable.
Nous discutons pendant des heures, entre nous, mais aussi avec d'autres fans. L'ambiance est sympathique. Une jeune femme gérant un site dédié à Madonna gère l'organisation : elle nous écrit sur la main un numéro (elle dresse de cette façon la liste des fans présents), nous explique le déroulement de l'opération.

Nous n'avons que très peu dormi, comme vous pouvez vous en douter. Nous n'avions rien amené, si ce n'est à manger, à boire et de quoi lire et écouter de la musique. Dormir par terre sur le trottoir n'est pas chose facile, impossible de s'endormir. Je ne dors que par petites tranches de sommeil, de quelques minutes seulement.

Sur le coup de 3 h du matin (l'heure du démon, c'est pour ça), nous avons tous un peu froid, je fais quelques pas dans le quartier (très chic je dois dire, c'est vraiment kitsh cet arrondissement). Paris la nuit, en ayant presque pas dormi, revêt des aspects pour le moins étranges. J'ai l'impression d'être dans un film de Lynch, le réel est déformé. Il est séduisant mais inhabituel, et donc étrange, presque dérangeant... Vers 6 h du matin, dans mon infinie bonté, je pars au Quick( ou était-ce un MacDonald ? J'ai un doute tout d'un coup... Qu'importe!) afin de revenir avec des cafés et quelques patisseries. Il y a énormément de monde à présent, entre 300 et 400 personnes je dirais.

Voir le jour se lever était une belle expérience dans ces conditions-là (mais j'avais déjà vu le jour se lever sur Paris, du haut du Sacré Coeur, cet hiver ; j'en garde un souvenir ému -et comique-).

A partir de 6/7 h du matin, une (très) longue attente commence... Un véritable calvaire mes aïeux ! On nous avait annoncé que nous aurions nos places à 10 h, nous les avons finalement eu à 11 h 30 seulement ! Des heures et des heures à attendre debout, à piétiner sur place en plein soleil... Une horreur quoi. Mais quelle excitation lorsque j'ai tendu mon bras pour que l'on accroche le bracelet à mon poignet. Je suis ressorti avec ce bracelet et ma place fatigué, mais très heureux et exalté !

Attendre toute une nuit et une matinée pour pouvoir assister, gratuitement en plus, à un concert de Madonna, ça vaut tout de même la peine. Sans parler du fait que dormir avec des copains pour obtenir des places de concert est une expérience qui nous fait sortir du quotidien durant quelques heures. C'est une expérience originale, loufoque, sans doute un peu enfantine, mais je le revendique. Ah ça c'est sûr, ce n'est absolument pas raisonnable d'avoir fait ça. Raisonnable, plus le temps passe, moins je supporte ce mot... Il n'y a rien de plus ennuyeux que les gens et les choses raisonnables.

Peu avant midi, me voilà dans le métro avec mes deux amis, un sourire niais sur le visage. Nous avons raté notre cours -Pardon Camille !-. Je rentre chez moi, prends une douche, mange un morceau, puis m'endors. Je ne dors pas suffisamment pour rattraper complètement mon retard de sommeil, mais je récupère tout de même un peu d'énergie.

Vers 16 h, je suis de retour devant l'Olympia pour faire la queue, afin de rentrer dans la salle cette fois-ci. Il y a déjà beaucoup de monde. Peu de temps après mes deux amis me retrouvent. Et nous voilà repartis pour des heures d'attente. Une fois encore, le retard est au rendez-vous : on nous annonce l'ouverture des portes pour 18 h 30, nous ne serons dans la salle qu'à 20 h 30... Lors de cette -longue- attente, de nombreux reportages tv sont tournés. Deux splendides limousines (une blanche, l'autre noire) se garent devant l'Olympia. Promo chic et choc, façon Madonna somme toute. Pas ma tasse de thé, mais bon, Madonna n'est pas réputée pour son humanisme et sa grandeur d'âme...

On finit par nous lancer des dizaines de dizaines de sucettes géantes et autres bonbons à l'effigie de la star. J'ai l'impression d'être un singe en cage à qui l'on donnerait des cacahuètes, mais mon honneur reste sauf : je ne prends qu'une seule sucette, discrètement^^ "Hard Candy", forcément, ça légitime que l'on nous lance à la pelle des bonbons, ça va de soi voyons. Non ? Ca vous dépasse ? Moi aussi je vous avouerais. D'autant plus que la destinée de ces sucettes et autres délices sera tragique, comme vous allez le découvrir.


Malgré cette promo comique (encore que ?), nous gardons le moral. Vers 20 h, nous approchons sérieusement de l'entrée de l'Olympia. Commence alors le périple pour pénétrer dans le lieu-dit. Première fouille dehors, puis on nous laisse rentrer par petits groupes d'une dizaine de personnes à chaque fois. Le plus drôle arrive alors : j'arrive devant un second barrage. Un colosse absolument gigantesque me fouille puis me demande d'ouvrir mon sac. Tout y est passé : bouteilles d'eau, sucettes, tout projectile est jeté à la poubelle ! Je regarde médusé l'homme jeter avec véhémence ma sucette sur le tas déjà presque à ma taille des autres bonbons réquisitionnés... A quoi sert de nous distribuer des friandises si c'est pour nous les reprendre quelques instants plus tard ? Je suis partagé entre l'énervement et l'envie de rire face à tant d'absurdité. (Vous voyez, on en revient encore à l'absurdité de notre monde!) Une fois le colosse derrière nous, une ultime épreuve nous attend : contrôle des billets et des bracelets. Puis...

...on court, et ça y est ! Nous y sommes ! Dans la fosse, la scène est à quelques mètres devant nous (il y a déjà un peu de monde). Il est 20 h 30, un DJ mixe les tubes du moment, l'ambiance est électrique. Madonna n'entrera en scène que deux heures plus tard, l'attente fut interminable. Mais arrivés à ce stade, en étions-nous à quelques heures près... ?

Vers 22h, le public s'impatiente, crie, hurle, remue dans tous les sens. Quelques "stars" people prennent place dans les hauteurs de la salle. Je reconnais Charlotte Rampling (surprenant non ?), Christophe Willem. Tout le gratin parisien est là, ça m'agace très vite. Mais mon attention est portée vers la scène, où ce malheureux DJ n'en finit plus de mixer des titres qui lassent tout le monde. Que fait Madonna ?

Enfin, vers 22 h 30, les lumières s'éteignent, la musique change, et les premières notes de "Candy Shop" retentissent. L'hystérie commence. La plate-forme centrale en fond de scène pivote sur elle-même : le DJ disparait pour laisser apparaître peu à peu la Madone, assise sur un trône façon ''Alice aux pays des merveilles''. Hurlements et mouvement de foule vers la scène. Après quelques pas sur et autour du trône, la star s'avance vers le devant de la scène.

Je suis frappé par sa beauté et sa forte présence scénique. Un regard et une attitude qui relèvent du magnétisme. Elle chante par-dessus des bandes de soutien, mais qu'importe : Madonna est là, devant moi, à quelques mètres seulement. Elle bouge et danse avec talent, son show est millimétré à la seconde près.
S'en suit le fameux "4 minutes", sans Justin Timberlake (à mon grand soulagement). Six titres seront en tout chantés. "Give it 2 me", qui se révèle être un véritable tube en puissance, prend le relais. Déchaînement dans la salle. Superbe chorégraphie sur ce titre. "Miles away", autre titre extrait du nouvel album, sympathique à voir sur scène. Viennent enfin "Hung Up" façon rock (excellente reprise, tube génial en live!) et "Music" (karaoké géant pour celle-ci aussi!). A peine les dernières notes de ''Music'' disparaissent-elles que Madonna part, les lumières se rallumant dans la foulée. Rappel, elle connaît pas la Madone.

Un concert assez hallucinant donc. Je retiendrai principalement la présence magnétique de l'artiste, l'hystérie qu'elle déclenche auprès de son public au moindre geste, l'efficacité de ses chansons et de ses chorégraphies. Je reprocherais simplement la dimension "show" du concert : peu -voire pas du tout- d'émotion et de spontanéité. La célèbre pseudo-froideur de la star ne m'a cependant pas frappée : au contraire, elle s'est montrée chaleureuse et bavarde. L'autre reproche que je ferais à Madonna serait sa vulgarité, dont elle pourrait désormais se passer à mon sens... (Encore qu'elle aurait pu s'en dispenser dès le début de sa carrière tout bien réfléchi. Choquer sans vulgarité est chose possible!)

Quoiqu'il en soit, je garde un très bon souvenir de ce concert et des 24 h qui l'ont précédées. Un beau moment partagé avec deux amis. L'occasion de voir Madonna de très près sur scène, ce qui ne m'arrivera probablement plus jamais. Quelques heures de folie pure, sans aucune logique, coupé du reste du monde pendant ce laps de temps. La perception du temps est altéré par la fatigue et la folie d'ailleurs, c'est très étrange à expérimenter... Un peu comme ces nuits d'été sans fin où l'on n'a plus conscience du temps qui passe. Je dois le reconnaître, c'est rare. Et magique.



Quelques mots sur Madonna. Il est évident -je crois- qu'il s'agit d'une artiste marquante de ses vingt dernières années. Connue aux quatre coins du monde, je me demande quel(le) artiste actuel(le) est parvenu à atteindre une telle notoriété. Madonna est emblématique. C'est l'image chic et choc de la star dans toute son ampleur. Dans toute son horreur pour certains. Mais c'est un fait, Madonna est désormais presqu'autant connue que Mickey Mouse (Oui bon, je fais ce que je peux pour les comparaisons, taisez-vous je vous prie!).

Les premières années de sa carrière sont marquées par de très gros tubes, nombreux d'ailleurs. Mon album préféré reste toutefois incontestablement ''Ray of Light'', tournant qui a lui a permis d'atteindre une sphère mystique jusque-là jamais touchée, ou si peu. Paru à la fin des années 90, ''Ray of Light'' est vraiment un album que j'adore, en particulier l'hypnotique "Drowned world/Substitute for love", le survolté "Ray of light", l'étrange "Skin", le sublime "Frozen" ou encore l'envoutant "The power of goodbye"... Parmi les albums sortis par la suite (que j'aime bien globalement), je retiens surtout ''Confessions on the dancefloor'', véritable mine de tubes néo-discos.

Il est facile de critiquer Madonna, et rare sont ceux qui s'en privent. Mais si je déteste sa vulgarité, certaines de ses chansons et divers éléments dans sa carrière, je reconnais son talent et sa capacité à se renouveler à chaque nouvel album. Sans être une "auteure", Madonna n'est pas non plus seulement la femme d'affaires que décrivent les médias parfois (on tombe dans l'excès dans les deux cas). Depuis plus de vingt ans, elle occupe une place incontestablement sur la scène internationale. La cohérence artistique de sa carrière est difficilement contestable. Après, on adhère ou pas, on est touché ou pas.

Si sa vulgarité, la facilité de certains de ses choix artistiques ou sa voix grave lorsqu'elle chante en concert peuvent être rédhibitoires, j'aime chez Madonna le souffle de liberté qui se dégage de ses chansons et de sa façon d'être, les tabous avec lesquels elle joue sans cesse et, bien évidemment, sa grande maîtrise du métier.

Ceci étant dit, j'apprécie plus l'artiste que l'être humain chez Madonna, c'est certain... Et je reprocherais à l'artiste qu'elle est son manque d'Âme, que ce soit lors de ses concerts ou lors de ses déclarations publiques.

Je joins à cet article le beau clip de Madonna à mes yeux, clip qui accompagna la sortie du single "Frozen", l'un des plus grands succès de la chanteuse, et sans doute l'un de ses titres les plus réussis.

You only see what your eyes want to see
How can life be what you want it to be
You're frozen
When your heart's not open

You're so consumed with how much you get
You waste your time with hate and regret
You're broken
When you heart's not open

If I could melt your heart
We'd never be apart
Give yourself to me
You hold the key

Now there's no point in placing the blame
And you should know I suffer the same
If I lose you
My heart will be broken

Love is a brid, she needs to fly
Let all the hurt inside of you die
You're frozen
When your heart's not open

If I could melt your heart
We'd never be apart
Give yourself to me
You hold the key



Angel-B.

# Posté le lundi 19 mai 2008 15:47

Modifié le mardi 03 juin 2008 19:52