DIXIEME ARTICLE : VOLE...

Vole...

Cette chanson est tirée de l'album D'eux, écrit et composé par JJ Goldman.
Que dire ? Moi qui suis d'habitude si bavard, je n'ai pas envie de commenter cette vidéo. Certaines choses parlent d'elles-mêmes...
Céline Dion a perdu sa nièce, atteinte de mucoviscidose. Cette chanson a été écrite pour elle.

"Vole" est un titre qui me bouleverse. Le texte, la mélodie, l'interprétation poignante de Céline Dion... Ce titre est une merveille, l'une des plus belles chansons que j'ai jamais entendue.

Je tenais à partager cette émotion qui me noue lorsque j'entends ce poème d'adieu. Cette interprétation live est extraordinaire. Cette douleur... J'en tremble.



Vole, vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t'en loin, va t'en sereine
Qu'ici rien ne te retienne
Rejoins le ciel et l'éther
Laisse-nous, laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d'univers

Vole, vole petite soeur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu'enfin ta souffrance cesse
Va rejoindre l'autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d'enfant

Vole, vole mon Amour
Puisque le notre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l'as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t'envoler

Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon Âme
Quitte ta peau de misère
Va retrouver... la Lumière









Angel-B.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 18:53

Modifié le mardi 03 juin 2008 19:02

NEUVIEME ARTICLE : BARBRA STREISAND, SOLARIS ARTISTA . . .

Comment expliquer ? Comment retranscrire par des mots, de simples mots, toute la complexité de ce que je ressens pour elle ? Qui donc, "elle" ?, me direz-vous (à juste titre, je vous l'accorde). Mais voyons, elle bien sûr, Elle ! LA dernière grande diva du paysage artistique du XXè siècle. Une femme et une Artiste hors normes. Une carrière de près de cinquante années, une quarantaine d'albums enregistrés, et un nombre de succès incalculable. L'une des plus grandes chanteuses du XXè siècle assurément, mais aussi réalisatrice, productrice et actrice. En terme de ventes d'albums, elle n'est battue que par Elvis Presley, et devance ainsi les Rolling Stones ! C'est dire l'ampleur du phénomène au cours de la seconde moitié du siècle.

Mais par delà ces considérations au final peu (voire pas du tout) intéressantes, je vous propose d'évoquer de façon plus constructive (du moins vais-je tenter, je ne promets rien!) cette Artiste que j'admire.



Barbara Joan Streisand est née le 24 avril 1942 à Brooklyn, New York, de parents juifs américains. Son père, Emanuel Streisand, professeur, meurt alors qu'elle n'a que 15 mois. Par la suite, la jeune fille entretiendra de très mauvais rapports avec le nouveau compagnon de sa mère, Louis Kind. De ce second mariage naquit Roslyn (qui deviendra elle aussi artiste). Des tensions existaient déjà entre Barbara Joan Streisand et sa mère, Diana, cette dernière ne souhaitant pas que sa fille fasse une carrière artistique. Elle trouvait en effet que sa fille n'avait pas suffisament de talent et de qualités pour tenter sa chance dans le show business. Ce manque de reconnaissance marquera à vie Barbara.

Barbara Joan Streisand délaissa assez rapidemment ses études pour tenter sa chance dans le monde artistique. Son rêve est de devenir actrice. Après un concours de chant, elle devient chanteuse dans un nightclub (le terme n'avait alors pas exactement la même connotation que de nos jours, je tiens à le préciser!). Elle joue par la suite dans diverses comédies musicales à Broadway, dans de petites salles. En 1960, elle change son prénom pour devenir celle sous lequel elle est désormais mondialement connue. Ce (qui pourrait sembler n'être qu'un) détail montre une facette de sa personnalité qui planera sur toute sa carrière à venir : une volonté hors du commun de se démarquer nettement des autres. Barbra Streisand s'est construite seule au cours de son enfance, devant faire face à une mère qui n'a jamais su lui donner ce qu'elle aurait pu espérer d'elle. Ce à quoi il faut ajouter l'évidence de la souffrance qu'a engendré la perte de son père... Mais, malgré tout cela, la volonté de Barbra Streisand n'en est que plus forte. Son caractère, ses colères, son perfectionnisme, sa volonté de tout maitriser, tout contrôler, s'expliquent probablement par cette enfance solitaire, où elle ne se sent ni à l'aise ni reconnue par ses pairs.

La jeune Barbara devient donc en 1960 la femme Barbra. Après diverses expériences, elle est finalement remarquée en 1962, à 19 ans seulement, dans sa première pièce à Broadway, I can get it for you wholesale, dans laquelle elle interprète un petit rôle toutefois. Cette même année, elle enregistre son tout premier album chez Columbia Records (qui est en fait l'enregistrement audio de la pièce en question).

1963. Barbra Streisand sort son tout premier album studio, The Barbra Streisand Album, qui rencontre un vif succès. Elle remporte d'ailleurs deux Grammy Awards (meilleure artiste féminine et meilleur album de l'année). Un second album, suivi d'un troisième l'année suivante, confirment son succès croissant. Alors que le rock'n roll et les Beatles battent tous les records, elle parvient à se hisser dans le Top 10 des meilleurs ventes d'albums de l'époque. Un exploit.

Raconter la carrière de Streisand serait une entreprise fastueuse et passablement ennuyeuse pour certains -éventuels- lecteurs, je vais donc me contenter pour la suite de quelques précisions et ressentis (ces derniers étant bien évidemment ce qui m'intéresse le plus).

Au cours des années 60, Barbra Streisand joue dans diverses comédies musicales à Broadway, parallèlement aux sorties (nombreuses) de ses albums studios, tous de grands succès. A ce jour, 60 albums ont été produits par la chanteuse. -Albums vendus dans le monde entier par millions.- Parmi ses plus grands succès, citons Memory, Woman in Love, ou encore The Way we were...entre autres. Je ne peux pas m'empêcher de parler de mes deux morceaux préférés, Somewhere et Someone that I used to love, deux morceaux qui excercent sur moi des émotions à la fois intenses et mystérieuses (parce qu'intenses justement). Avant de refermer cette petite parenthèse, je tiens aussi à glisser dans cet article le nom d'un album pour lequel j'éprouve une affection démesurée : "Barbra Streisand -A collection- Greatest hits...and more". Année de sortie : 1989... Je me dis que le hasard n'existe pas parfois...

L'artiste tourne également dans beaucoup de films, qu'il s'agisse de comédies musicales (Funny Girl, Hello Dolly...), de drames (Cinglée) ou de films mêlant les deux genres (The Way we were, A Star is born...).

Barbra Streisand a également réalisé trois films. En 1983, elle est à la fois actrice, réalisatrice, scénariste et productrice de son premier long-métrage, Yentl. Elle y évoque son histoire personnelle tout en offrant un propos totalement hors du temps, parce qu'universel. Une véritable merveille. On note la présence de Michel Legrand au générique de ce bijou, en tant que compositeur naturellement. En 1991, elle réalise Le Prince des Marées, un film sombre, dans lequel elle joue également. La dureté et la tristesse qui se dégagent de ce film tranchent avec ses deux autres longs. Elle réalise une oeuvre singulière, d'où se dégage des émotions très fortes. Enfin, en 1996, elle réalise Le Miroir a deux faces, pour lequel elle est aussi productrice et actrice. Elle offre une très belle comédie, à l'image de son univers.

La carrière de Barbra Streisand est donc multiple. Car même si elle est avant tout chanteuse, elle est également comme nous l'avons vu actrice, réalisatrice et productrice.



Mais venons-en au plus dur à expliquer, à communiquer. Comment qualifier l'univers de Barbra Streisand ?



Je crois que la principale caractéristique de l'oeuvre de cette immense artiste réside dans une volonté constante chez elle à tirer tout ce qu'elle touche vers le haut. L'expression n'est pas très fine (et manque de pertinence) -et je vous demande de m'en excuser-, mais je vous livre les mots tels qu'ils me viennent à l'esprit.
Un mot vient de se former. Un mot. Ce mot qui me fascine et me hante, depuis longtemps : TRANSCENDANCE. Cette idée de transcendance, de dépassement de soi, est à mes yeux la chose la plus mystérieuse et fascinante qui puisse exister. Mais ça c'est une autre histoire (qui mériterait peut-être un article d'ailleurs...Quoique. Peut-être pas justement.).

Lorsque l'on observe avec attention la vie de Barbra Streisand, on comprend qu'elle a puisé toute sa force, d'une part, d'elle-même et, d'autre part, de son vécu. Le vide laissé par ce père mort trop tôt, le manque d'amour inhérent à cette disparition, la non-acceptation de ce qu'elle est par sa mère, la sensation de se sentir différente des autres... : tout ce parcours personnel explique à mon sens (du moins en partie) la volonté intrinsèque chez Streisand de transcender tout ce qu'elle touche. Je suppose d'ailleurs que ça ne résulte pas d'un choix, mais plus d'un besoin, d'une nécessité. Pour vivre, pour avancer. Mais ce n'est qu'une hypothèse...

On comprend alors son talent extraordinaire, mais aussi son perfectionnisme (poussé à l'extrême parfois) et son caractère bien trempé.

Au vécu et à la personnalité, il faut -je crois- ajouter un don. La Vie a donné à cette femme un don hors normes : sa voix. Une voix d'une beauté inouïe, une puissance inégalée, une émotion intense se dégageant de chaque note, une capacité à varier les registres (de la variété au classique), et -surtout- quelque chose de lumineux. Il émane de la voix de Barbra Streisand quelque chose de solaire, qui irradie.

D'autre part, bien que considérée aux Etats-Unis comme "la plus belle des laides", je trouve la femme absolument sublime. Comment ne pas succomber face à la beauté féline de ce regard, intense, profond ? Barbra Streisand n'est pas "jolie", mais belle. La nuance est ici fossé. Sa beauté provient de son charme, sa grâce, bref pas d'elle en soi, mais de tout ce qui émane d'elle. Cette beauté hors normes (à l'image de l'artiste), puisque pas 'classique', se ressent -ou pas, selon notre sensibilité-.



Avant de poursuivre cet article, j'ouvre une parenthèse -et pas des moindres!-. Le 26 juin 2007, j'ai eu la chance de voir Barbra Streisand en concert, à Bercy. (...) Pour tout vous dire, j'avais prévu à la base pour cet article de raconter cette soirée passée en compagnie de Streisand. Voilà à présent plus de trois mois que je n'arrive pas à me décider à écrire ce compte-rendu du concert. Et je constate en essayant de l'écrire que je ne peux pas. Cette nuit du 26 juin, que j'ai partagé avec une des personnes que j'Aime le plus au monde, restera gravée dans ma mémoire comme l'un des moments les plus beaux que j'ai vécu. Un moment intense, pur, sublime. Le raconter, ce serait le détruire. (...) Je peux simplement dire que je n'oublierai jamais ces quelques heures partagées avec Toi. Et je ne te remercierai jamais assez pour m'avoir offert la possibilité d'être là-bàs, à ce moment-là, avec Toi. Merci. Merci. Merci. Ce sont ces instants qui rendent la Vie belle.



Transcendance. Je perçois Barbra Streisand comme l'incarnation quasi-parfaite de cette notion. Toute sa carrière artistique (mais aussi ses choix de femme, notamment sur le plan politique, où elle est très engagée) est tournée vers cette idée de dépassement, de soi, de ce que nous inflige la Vie parfois. Lorsque j'entends cette voix, je ressens une émotion intense, et ce depuis tout petit. Je peux difficilement l'expliquer tellement c'est profond. Ecouter Barbra Streisand, c'est me tourner vers la Lumière quand je ne sens que le néant autour de moi. C'est voir la Lumière du jour quand je me sens aspiré par le Noir de la nuit. C'est chercher aussi bien en moi que dans ces notes la force de vivre. Ecouter Streisand est vital pour moi. Je me ressource, je reviens à moi lorsque j'entends cette voix familière. Je reviens vers l'enfant qui se cache en moi. Cette voix dit à cet enfant que le Bonheur est possible, que la Vie peut être belle, que l'Espoir est permis. Le temps durant lequel j'écoute Streisand, je ne souffre plus, je suis porté : J'entends ces notes, cette voix, et je prends mon envol, comme si je sautais par la fenêtre pour mieux planer au-dessus de la vi(ll)e, par-delà les nuages. Je m'élève. Barbra Streisand fait surgir en moi ce qu'il y a de meilleur, cette partie de moi-même résolument tournée vers l'avenir, vers l'espoir, la Vie. L'autre partie, celle qui se sent comme aspirée par le désespoir, la tristesse, l'angoisse, la Mort, n'existe plus quand sa voix résonne en moi.

Un état proche de l'Amour me direz-vous. Oui, peut-être... Je ne sais pas. Je ne sais pas quel mot poser sur l'intensité de ce que je ressens pour cette Artiste. Elle est le seul être sur notre petite planète qui puisse faire fondre en moi tout ce qui gravite autour de la Mort. Personne n'était parvenu à m'apaiser à ce point jusqu'ici. Si, un Être. Qui se reconnaîtra je pense.

Je ne peux pas mieux retranscrire toute l'intensité et la beauté de cette émotion unique dans ma Vie.

Je ne crois pas pouvoir communiquer plus avec mes mots. A vous maintenant -si vous le souhaitez- de vous plonger dans cet univers solaire.

De Barbra Streisand émane une Lumière, qui illumine mes zones d'Ombres. Pour mieux éclairer mon Coeur. Pour le réchauffer. L'illuminer.



La Lumière. Encore et encore. Toujours. Toujours. Toujours.



A jamais.




Angel-B.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 16:22

Modifié le mardi 05 août 2008 14:20

HUITIEME ARTICLE : CARPE DIEM

HUITIEME ARTICLE : CARPE DIEM
Au fond, pourquoi vit-on ? La réponse paraît évidente : pour être. Etre soi, être ce qe nous sommes, au plus profond de nous. La liberté, c'est l'expression de soi. Cet élan qui nous pousse à crier, à hurler, quoiqu'il arrive, ce que l'on a à dire. L'essentiel est là. Qu'importe le conformisme, les convenances, les idées reçues, le paraître... Tout cela est superficiel. Savoir se lever, et crier bien fort devant le monde ce que nous avons à dire : c'est ça la Vie. A quoi sert de vivre si c'est pour passer notre existence à nous taire, à rester silencieux ? A quoi nous sert-il d'exister si nous restons passifs, si nous subissons notre vie et ce que veulent les autres de nous ? La Mort est là. Elle rode. Tôt ou tard, elle sera là. Alors à quoi bon perdre notre temps en agissant comme si nous étions éternels, comme si nous avions le temps ? Avoir le temps... Comme si nous pouvions "avoir" le temps ! Le temps ne se possède pas. Le temps coule lentement mais sûrement. La Rose qui est aujourd'hui ne sera sans doute plus demain. Prenons donc le temps de la regarder un peu. Prenons le temps de la contempler, et de vivre pleinement ce moment. Nous sommes des roses. Demain peut-être nous ne serons plus. Alors prenons le temps de vivre. Et surtout, ne nous contentons pas de vivre : il nous faut vivre, mais, par-dessus tout, il nous faut être. Dieu sait qu'il n'est pas chose plus difficile que d'être. Etre, c'est se montrer nu aux yeux du monter entier, c'est délaisser nos vêtements, à jamais. C'est prendre le risque. Etre, c'est oser. A quoi sert une vie où nous ne serions pas l'acteur principal ? C'est comme une pièce de théâtre sans comédiens : le texte a beau être beau, il manquera l'essentiel : le souffle. Ce souffle qui nous pousse à être. Ce souffle, nous le connaissons tous. Nous le sentons tous. Il est là, près de nous. Tous les êtres humains sentent ce souffle. Mais il ne pousse pas toujours suffisamment pour nous faire être, car nous posons des murs entre notre être et ce souffle, de peur qu'il ne nous mette en danger. Il est tellement plus facile de ne pas oser, d'opter pour la sécurité. Ou du moins apparente. "On meurt de ne pas oser." Ce souffle qui nous pousse à être, il nous faut le laisser faire. Il faut que ce souffle nous pénètre, qu'il nous imprègne. Car ce souffle est la Vie. La vraie Vie. Cette force, que nous ressentons tous au fond de nous, au plus profond de notre corps, il faut qu'elle transcende ce que nous sommes. Que notre Âme entière soit pénétrée par ce souffle. C'est ce mouvement qui pousse l'Homme aux révolutions, quelqu'elles soient. L'Essentiel réside dans ce mouvement, ce glissement. Ce glissement d'un état passif à un état actif, ce glissement du bas vers le Haut, un glissement ascendant. Ce souffle, c'est la transcendance. La liberté aussi. Mais ausi ce qu'est l'Homme, fondamentalement. Peu importe qu'un Dieu ou une force équivalente existe. La seule chose qui compte, c'est l'Homme, l'Être. A quoi sert-il de vivre prisonnier des autres ? Pire : A quoi sert-il de vivre prisonnier de soi-même ? Quelle tristesse que de se laisser enfermer soi-même. D'autant plus que nous n'avons qu'une vie, sauf preuve du contraire. La Mort peut survenir à tout moment. Demain peut-être. Peut-être pas. Mais cette éventualité qui annonce notre Mort nous fait prendre conscience de cette chose indispensable : nous vivons. Notre coeur bât. Tant qu'il bât, nous vivons. Alors nous devons profiter de cette chance. Nous devons être. Au fond de nous, ce que nous sommes vraiment sommeille. Nous connaissons tous cet autre moi, qui ne demande qu'à vivre. La morale, les convenances l'empêchent de vivre. Mais avant tout, c'est la peur qui empêche ce vrai moi d'exister. La peur du jugement, la peur des Autres, de l'Autre, et peut-être aussi la peur de nous-mêmes ? Aurions-nous peur de nous montrer tel que nous sommes vraiment, en particulier à nos yeux ? Etant donné l'état de notre monde, tout laisse penser que oui... Et pourtant ! La Mort est là. Elle est un conditionnel. Une possibilité. Et, dans tous les cas, une certitude. Une des rares dont nous pouvons être sûrs d'ailleurs. Alors appuyons-nous sur ça : nous allons mourir. Le temps nous est d'ores et déjà compté. Alors vivons chaque minute, chaque seconde comme si c'était la dernière. Le superflu disparaît dès lors. Il s'envole. Ne reste plus que l'essentiel.
Qu'il est dur et pénible d'être. En théorie, tout paraît simple et réalisable. Mais en pratique, c'est une autre histoire. Qui n'a pas renoncé un jour à dire ses sentiments à l'Autre ? Que ce soit par peur, par crainte ou par raison. Tout le monde renonce un jour. Nous reculons tous tôt ou tard. Alors comment pouvons-nous profiter de l'instant présent ? Comment oser ? Il est évident qu'il n'existe aucune réponse universelle à cette question. Néanmoins, une réponse, ou au mois un écho, ne peut-elle pas être trouvée en nous ? On peut penser alors que l'idéal est de ne plus réfléchir à certains de nos actes et à leurs conséquences. L'idéal est d'agir. Peut-être trouverons-nous un écho à nos interrogations dans cet acte... Oser, agir... C'est sans doute ça, être. Et puis, après tout, même si cette libération aboutit à un échec, il n'en reste pas moins que cet acte est une libération. Mieux même : une expression de notre Être. Qu'importe si le résultat n'est pas là, car la démarche , elle, n'est pas vaine. A travers lui, aussi infime soit-il, nous sommes ce que notre Coeur est. Et nous ne sommes plus alors cet être déterminé, façonné par les circonstances et l'environnement. Nous sommes, grâce à cet acte, libres. Nous avons la chance d'être alors ce que nous sommes, et non pas ce que nous devons être, ce que les autres veulent que nous soyons. Non. Nous sommes alors nous, par nous, grâce à nous. Nous sommes. Peu à peu, la multiplication de ces actes de libération de notre être engendre nécessairement des échecs, mais aussi des réussites. Réussites qui ne seraient jamais arrivées si nous n'avions pas osé...
Quelle est la conclusion à tirer de tout cela ? Foncer ? Certainement pas. Être soi-même ? Oui, mais encore ? L'Essentiel est peut-être finalement de ne pas réfléchir parfois. Essayons d'oublier un instant ce que nous dit la voix de la raison. Et tentons d'écouter ce qu'a à nous dire la voix du Coeur. Cette voix qui essaye de se faire entendre, dans le vacarme qui nous entoure. Cette voix qui peine à exister, mais qui pourtant est là, en nous. Ecoutons parfois cette voix, faisons-lui confiance. Car cette voix, c'est nous. Notre être. Notre Âme. Notre essence. L'essence de la Vie EST cette voix. Alors osons prendre le risque de faire ce qu'elle nous conseille de faire. Osons transgresser la morale et tout ce que nous impose le monde extérieur, tout ce qui n'est pas nous. Oublions, ne serait-ce que de temps en temps, la voix de la raison, au profit de celle du C½ur, celle de l'Âme. Car c'est la voix de l'Âme qui nous connaît le mieux, qui sait qui nous sommes vraiment. Cette voix nous offre la chance de mettre en accord nos pensées avec nos actes. De montrer ce que nous sommes. Saisissons cette chance. Malgré les difficultés. Malgré les Autres. Malgré le monde. Malgré la souffrance et la douleur.
Et ainsi, à certains moments de notre existence, nous vivrons ce que nous avons à vivre, ce que nous sommes.
Nous sommes mortels. Nous allons mourir. Nous allons mourir. Nous allons mourir. Cette certitude semble vouloir nous dire : « Sois toi-même, vis ! ». Apprenons à savourer chaque seconde. Apprenons à nous arrêter aussi parfois. Sachons lever les yeux de temps en temps vers le Ciel, juste pour le Bonheur de contempler. Savourons le Beau. Sachons nous rendre compte de la chance que nous avons d'être en vie. Sachons nous rendre compte de la chance que nous avons d'avoir autour de nous, vivants, les êtres qui nous sont chers. Apprenons à transcender notre existence, de façon simple. En profitant, en savourant, en osant. En vivant. En étant. Il nous faut montrer à l'Autre, ainsi qu'à nous-mêmes, qui nous sommes. Il nous faut prendre le temps de dire aux êtres qui nous sont chers « Je t'aime ». Osons dire l'Amour. Osons dire la Vie. Osons dire l'Être.
Tant qu'il y aura des Hommes pour dire cela, pour dire le Beau, pour dire l'instant présent, l'Essence, l'Être..., alors l'Espoir sera là.

Mais tout ceci se résume en une phrase : « Profite de l'instant présent ». Et même en deux mots : « Carpe Diem ».

7 février 2007 -1h52-




Lorsque j'ai écrit ce texte, une nuit, je venais tout juste de visionner Le Cercle des Poètes Disparus. Ce film m'a tellement marqué, m'a tellement touché, que je n'ai pas pu m'endormir avant d'avoir exprimé ce que je ressentais. Un phénomène assez incroyable. Impossible de ne pas écrire ces mots, c'était une nécessité. Ils sont venus spontanément, de façon très naturelle. Ca en était déconcertant.
En me relisant, quelques jours plus tard, deux choses m'ont frappé. D'abord, on sent bien que ce texte est le reflet d'un émoi, d'un élan très particulier, et en ce sens je me dis que ce film est d'une grande qualité, pour provoquer de telles impulsions...
Ensuite, et surtout, j'ai perçu, de façon très nette, évidente, que l'on pouvait faire une double lecture de ce que j'ai écrit. Une double lecture plus...osée, différente, presque érotique parfois. Les mots sont parfois ambivalents. Quoiqu'il en soit, c'est évidemment inconscient. Mais je reconnais toutefois cette double lecture, due aux influences que je subis, comme tout être humain.

La Vie est parfois étrange.

Je suis de plus en plus troublé par le fait que la Vie est complexe, au point que souvent réalité et rêve se rejoignent chez moi.

C'est...intense, je dirais.

Mais une Vie qui ne serait pas intense serait-elle une Vie ?




Une Vie sans Rêves est-elle réellement une Vie ?


Angel-B.

# Posté le dimanche 04 mars 2007 18:00

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 20:05

SEPTIEME ARTICLE : CHARLES BERLING, l'acteur du Silence...

SEPTIEME ARTICLE : CHARLES BERLING, l'acteur du Silence...
Charles Berling est né à Saint-Mandé le 30 avril 1958, d'un père médecin et d'une mère professeur d'anglais.

Il débute dès l'â
ge de 13 ans dans le théâtre en intégrant avec son frère la troupe de son lycée. Cette passion pour le théâtre est renforcée par les lectures de Charles, notamment Baudelaire et Céline... "Je ne foutais rien à l'école et, tout à coup, la littérature m'a traversé le corps. Les auteurs que je fréquentais, grâce au théâtre, n'étaient pas loin de moi." On peut ici sentir le fait que Charles Berling s'est reconnu dans ces auteurs dont l'univers correspondait certainement plus à son tempérament que le monde réel. Le besoin d'évasion sans doute, propre aux Artistes...

Après
son bac, il intègre l'INSAS (l'Institut National Supérieur des Arts de la Scène), situé en Belgique, à Bruxelles. Par la suite, il entame une carrière théâtrale intense. Durant plusieurs années, il est engagé par Jean-Louis Martinelli au TNS de Strasbourg, qui lui permettra de retrouver Céline dans L'Eglise et de jouer du Koltès (Roberto Zucco) ou du Jean Eustache (La maman et la putain). Charles Berling met également en scène un spectacle comique, Ca.

Le comédien fait sa p
remière apparition au cinéma dans un policier, Meurtres à domicile. Au début des années 90, l'acteur joue des petits rôles, puis des seconds rôles.

Il
est remarqué pour la première fois en 1995 dans Nelly et Monsieur Arnaud, le dernier film de Claude Sautet, qui fut un beau succès public pour le réalisateur, avec plus de 1 500 000 entrées. L'année qui suit, l'acteur confirme son talent dans la comédie satirique Ridicule, de Patrice Leconte, au côté de Fanny Ardant, Jean Rochefort, Bernard Giraudeau et Judith Gaudrèche. Le film est un succès de l'année 1996 (deux millions d'entrées), et la prestation de Charles Berling est remarquée.

Les tournages s'enchainent
.

On peut noter
le film de Claude Pinoteau Les Palmes de M. Schutz, où il joue Pierre Curie, accompagné d'Isabelle Huppert et de Philippe Noiret. La même année (1997), Charles Berling incarne un personnage ambigu dans le thriller dramatique Nettoyage à sec, de la brillante Anne Fontaine (Nathalie, Comment j'ai tué mon père, Entre ses mains...).

Ap
rès la réalisation d'un court métrage (La Cloche), l'acteur s'illustre dans le controversé Ceux qui m'aiment prendront le train, du réalisateur Patrice Chéreau (lié lui aussi au monde théâtral). Il incarne la même année un professeur de philosophie qui bascule dans l'obscession lorsqu'il tombe amoureux d'une jeune femme, dans L'ennui de Cédric Kahn. En 2000, il joue sous la direction de Bernard Rapp dans Une affaire de goût, une comédie dramatique, puis pour Oliver Assayas dans Les Destinées sentimentales, film salué par la critique et un joli succès public (530 000 entrées) vu sa longeur : 3 heures. En 2001, Charles joue pour la troisième fois avec Isabelle Huppert dans la Comédie de l'innocence (de Raoul Ruiz), un drame contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre ! S'essayant à tous les genres, il accepte le Jeu d'enfants de Laurent Tuel, avec Karin Viard. Il tourne alors dans le dérangeant Comment j'ai tué mon père (deuxième direction d'Anne Fontaine), qui lui offre un rôle sensible à la mesure de son talent ; Michel Bouquet recevra d'ailleurs le César du meilleur acteur pour ce film. En 2003, la comédie Père et fils de Michel Boujenah permet à Charles Berling de renouer avec le succès public (plus d'un million d'entrées).

L'acteur
aimant apparemment toucher à tous les genres et tous les registres alterne drames et comédies, mais offre aussi sa voix à certains documentaires, comme La marche de l'empereur de Luc Jacquet (2005, deux millions d'entrées, sortie aux USA !) ou encore Une vérité qui dérange (sur le réchauffement climatique, avec Al Gore).

En 2
005, Charles Berling tient un rôle dans le bouleversant La Maison de Nina (dernier film de Richard Dembo), sur les orphelins lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 2006, Charles Berling inca
rne ce qui est à ce jour le plus beau rôle de sa carrière : L'Homme de sa vie, le deuxième film de Zabou Breitman, après le succès de Se souvenir des belles choses (César de la meilleure actrice pour l'adorable Isabelle Carré, César de la meilleure première oeuvre et meilleur second rôle masculin). Dans ce film, Zabou pose les questions fondamentales qui animent tout être humain, à savoir l'Amour, la mariage, le couple, l'Illusion, la Mort, ... Un film proche du film d'art et d'essai, dont la réussite réside dans la finesse, aussi bien dans la forme (musique, cadrage, montage saisissants) que dans le fond (thèmes intenses et universels), où le charisme et l'immense talent de Charles Berling sont mis en avant dans un rôle magnifique. Léa Drucker et Bernard Campan interprètent également leurs rôles de façon brillante.



Il est également important
de signaler que Charles Berling est une personne engagée, politiquement mais aussi socialement parlant.


Ce qui est frappant chez c
et acteur, c'est sa capacité à pouvoir interpréter tous les rôles, ausi bien dans des registres dramatiques que des registres comiques. Le renouvellement est perpétuel chez cet acteur, ce qui lui permet de ne pas s'enfermer dans un registre bien précis, qui le cantonnerait à un type de film. Il peut ainsi incarner des personnages divers et par conséquent riches...

Ses choix se po
rtent principalement vers des les ambigus, ce qui traduit selon moi une ouverture d'esprit phénoménale et une envie incessante d'aller plus loin encore... Comme si chaque rôle qu'il interprétait lui permettait de mieux se saisir lui-même, et sans doute aussi de mieux saisir le monde qui nous entoure.

Les rôles ver
s lesquels il s'est dirigé ne sont ni des rôles faciles à interpréter, ni des rôles dénués d'intérêt : Charles Berling semble être exigeant quant au choix de ses interprétations, et probablement envers lui-même...

Pour c
onclure, j'aurais envie de dire que Charles Berling est en quelque sorte l'acteur de l'Ambiguïté. Celle-ci étant souvent synonyme de Doute et de Mystère, on ne peut que remercier Charles Berling de nous pousser à réfléchir sur nous-mêmes, mais avant tout de nous inciter, à travers les personnages qu'il incarne, à rester tolérant (ou à le devenir !). Car l'Ambiguïté est le propre de l'être humain, dans la mesure où le Silence est parfois la seule réponse à nos questions...



Finalement, l'Ambiguïté, c'est peut-être le Silence.


Angel-B
.

# Posté le samedi 14 octobre 2006 17:33

Modifié le mardi 03 juin 2008 18:58