George Bush a connu une période de débauche, dont il est sorti vers la quarantaine, au cours de laquelle il a sombré dans l'alcoolisme. Sa famille et les amis de son père ont tout fait pour lui donner une apparence sociale acceptable en l'assistant étroitement et financièrement dans ses entreprises économiques... En 1994, Bush est élu gouverneur du Texas pour quatre ans, mandat renouvelé en 1998. On notera le fait que Bush se prononçait alors pour la peine de mort, faisant ainsi condamner de ses mains 152 prisonniers, et -plus grave- refusant même les demandes de recours aux tests ADN... En 2000, George W. Bush remporte les élections présidentielles face à Al Gore (parti démocrate), en axant son programme sur les affaires intérieures du pays. Cette élection a nécessité un recomptage des votes dans certains Etats, et certains pensent -probablement à juste titre- qu'Al Gore devançait G. W. Bush... [ Bush 47,9 % / Al Gore 48,4 % ! ] En 2004, Bush est réélu, face au démocrate John Kerry (50,7 % contre 48,3 %). Le clivage entre "Etats rouges" républicains et "Etats bleus" démocrates est aussi tranché que lors de l'élection précédente. Les grandes villes américaines, notamment celles de l'Est des Etats-Unis, ont majoritairement voté pour John Kerry, contrairement aux plaines de l'Ouest...
De nombreux reproches peuvent être faits à ce président... Tout d'abord, George Bush est en faveur de la peine de mort, jugeant cette peine "dissuasive", comme plus de 66 % des Américains et près de 80 % des Texans... D'autre part, l'une des premières décisions du G. W. Bush fut de retirer les USA du Protocole de Kyoto et de modifier le "clean air act", texte sur la pollution de l'air, afin de le rendre moins sévère. Sur le plan économique, il en est de même : en quatre ans, les dépenses de l'Etat augmentent de 20 %, et Bush totalise à la fin de son mandat un déficit de 413 milliards de dollars, alors que Bill Clinton avait laissé à son départ un bénéfice de 236 millions de dollars, à titre de comparaison... En 2005, à cause de l'incapacité de l'Etat à réagir efficacement aux dégâts terribles causés par Katrina en Louisiane, Mississippi et Alabama, la côte de popularité de Bush chute à 40 %, même si celle-ci est remontée depuis. Enfin, George Bush est fermement opposé à l'euthanasie et à l'avortement, pour cause de croyance religieuse... Il préconise également des moyens de contraceptions dits naturels...
La croyance de G. W. Bush a eu des impacts pour le moins impressionnants. Peu de temps après sa première élection en janvier 2001, il fut invité sur un plateau de télévision, où une prière fut prononcée en début d'émission pour le mandat du président... Plus tard, lors d'un débat présidentiel, on lui demande quel est le philosophe ou le personnage historique qu'il admire le plus : il répond « Jesus Christ ». Il expliquera par la suite que Dieu l'a aidé à sortir de l'alcoolisme, ce qui en soi se respecte tout à fait. Le hic vient du fait que dès que G. Bush découvre la religion, il se sent alors investi d'une « mission divine », selon ses propres termes... Pour mettre en application celle-ci, le président s'entoure de conservateurs de droite. Les conseils réunissant le gouvernement à la Maison Blanche sont toujours précédés de prières. Et pour cause, puisque G. Bush déclara que « seuls les croyants en Jésus iront au paradis ». Cette pensée est également reprise par son ministre de la Justice : « Nous n'avons pas de roi, sauf Jésus »... En salle des ministres, entre les discussions se déroulent des prières donc, mais aussi des études de la Bible. Le fait que Bush puise sa force dans la religion serait quelque chose de positif si cela n'avait pas de répercussions dans sa politique. Ainsi, Bush s'est déclaré « contre l'homosexualité », faisant partie de la droite chrétienne. Au point que le fondateur de la coalition chrétienne a déclaré en 2001 que « les païens, les homos et les lesbiennes sont moralement responsables des attentats ». Autre fait surprenant, le chef des services secrets qui parle de la guerre contre le terrorisme en montrant sur une photo des attentats...le diable. En réalité ? Un avion. Américain. La croyance au paradis et à l'enfer est très importante aux Etats-Unis. Ainsi, si Israël est protégé par l'Amérique, c'est moins pour ce pays en lui-même que pour le salut des USA... L'alliance entre Israël et la droite chrétienne est tellement forte que cette dernière pense que Sharon est l'homme « envoyé de Dieu » ; Sharon a de fait rencontré neuf fois G. Bush.
Il est évident que les néo conservateurs tirent les ficelles à Washington. La guerre en Irak fut déclenchée par Perle, conseiller 'souterrain' du président..., ainsi que par le sous-secrétaire d'Etat à la Défense, dans le but de refaire la carte du Moyen-Orient. Il apparaît dès lors que Bush est manipulé par son gouvernement. Ce dernier, pour information, considère avoir mis fin au bloc communiste. Pourquoi pas la même chose au Moyen-Orient ? L'Irak était un lieu idéal. Seulement voilà, il manquait un prétexte...qui fut les attentats du 11 septembre 2001. Avant cette triste date, Bush n'avait pas de réel programme. Le 20 septembre 2001, il fit une déclaration, dénonçant le terrorisme, et invoquant Dieu, comme souvent dans ses discours. Le plan est ainsi mis en place. Un rapport secret révéla par la suite qu'un responsable à la Maison Blanche déclara qu'il fallait « mettre ça sur le dos de l'Irak ». Dick Cheseay déclenche l'intervention militaire. L'Irak est désignée par le gouvernement américain comme « responsable » des attentats. Bush fait des liens entre Al Quaïda et Saddam Hussein devant les journalistes. Perle ira même jusqu'à dire à la télévision que « ce salaud de Daddam Hussein est responsable du 11 septembre ». En janvier 2002, Bush poursuit ses mensonges : « L'Irak continue d'afficher son hostilité à notre égard et de soutenir la terreur. Le régime Irakien développe en secret de l'anthrax, des gaz mortels et des armes nucléaires depuis plus de dix ans. Ce régime a accepté les inspections internationales pour finir par expulser les inspecteurs. Ce régime a quelque chose à cacher au monde civilisé. Des Etats comme ceux-là, et leurs alliés terroristes, constituent un axe du mal, qui s'arme pour menacer la paix du monde. A la recherche d'armes de destruction massive, ces régimes constituent un danger grave et croissant. Le prix de l'indifférence serait catastrophique. »
Voilà. Le lien 11 septembre/guerre en Irak est fin prêt. Tout cela n'est que mensonges. En 2002, G. Bush déclare donc qu' « il n'y a aucun doute que Saddam Hussein possède des armes de destruction massive » et parle « d'un programme d'armement nucléaire ». Mais encore : « Les Etats-Unis ne laisseront pas le régime le plus dangereux de la planète les menacer avec les armes les plus destructrices du monde ». En 2002, Bush explique que l'Irak est responsable des attentats du 11 septembre. Seulement voilà, en 2004, Bush explique, excédé par les questions d'un journaliste : « Il n'y a pas de lien entre Saddam Hussein et le 11 septembre. »
Et cet homme est Président des Etats-Unis ?
La propagande menée en 2002 a néanmoins été très efficace. En Irak, les inspecteurs n'ont ceci dit rien trouvé . Par conséquent, le gouvernement a fait taire ces inspecteurs, puis a créé des preuves... Le chef des inspecteurs de l'ONU a ainsi été littéralement traîné dans la boue. Il s'est finalement réfugié à Stockholm à cause d'une campagne de diffamation à son égard. Autre fait scandaleux, la venue au Niger de Joseph Wilson pour le compte de la CIA, afin de prouver que ce pays fournit de l'uranium à l'Irak. Il ne trouva rien. Bush déclara l'inverse aux médias. D'où de très mauvais rapports depuis entre la Maison Blanche et la CIA. Wilson furieux a décidé de tout raconter dans le New York Times. Plus tard, un éditorial viendra démentir cet article, sous pression du gouvernement... A cette même période, Bush esquive soigneusement les journalistes et n'exige aucune enquête.
Durant six mois, une loi secrète fut préparée. Elle contenait 3 points. 1. Accès sans restriction aux données individuelles. 2. Perquisitions secrètes à domicile. 3. Ecoutes téléphoniques. En plus de cette loi, refusée par seulement trois Etats, s'ajoute un numéro vert, permettant aux gens de dénoncer tout comportement suspect... Tout cela soi-disant au nom de la liberté et de la défense des USA.
Depuis la guerre en Irak, la corruption s'est accrue. La revente du pétrole aux USA a de fait atteint des prix exorbitants. Les intérêts d'un petit groupe de financiers priment. L'industrie et le pétrole sont très liés au gouvernement. L'argent domine. Tout. Pour la petite histoire, le grand-père de Bush était dans les années 40 le 'banquier' du gouvernement d'Hitler. Ne croyez pas que je fais un rapprochement entre Hitler et Bush. Les médias sont en tout cas censurés sur ce thème, sensible. De même, il est « amusant » de voir que le père de G. Bush a mis au pouvoir Saddam Hussein, et lui a même fourni des armes. Mais pour des questions d'argent et de pétrole, il déclenche la Première Guerre du Golfe. Les USA ont néanmoins fourni à Saddam Hussein des armes biologiques et chimiques. Dans le même registre burlesque, Bush père a toujours été en lien (affaires) avec la famille de Ben Laden, ennemi numéro un des USA. Ainsi, au moment des attentats du 11 septembre, un des frères de Ben Laden était à une réunion d'affaires à New York. Le 12 septembre 2001, le seul avion autorisé à survoler le pays fut celui qui ramenait la famille Ben Laden en Arabie Saoudite. Pour raisons économiques. Comme toujours.
Une enquête fut réalisée sur le 11 septembre. Trente pages, classées top secret, furent amputées au dossier... D'autre part, même si la chute de Saddam Hussein fut un succès, aucune trace d'armes de destruction massive en Irak... Les néo conservateurs déclarent à présent que cette guerre a été lancée afin de destituer Saddam Hussein. Jolie Pirouette. Sous ordre du gouvernement, les médias sont tenus de ne presque plus évoquer les morts en Irak.
La guerre en Irak était prévue avant le 11 septembre. Au nom d'une guerre « préventive ». Cette idée est tout simplement ridicule. Une enquête sérieuse a été acceptée par Bush, mais les résultats ne seront connus qu'après la prochaine élection présidentielle. David Powel regrette à présent d'avoir cautionné cette guerre. Trop tard. Maintenant que certains éléments sont révélés au grand public, chacun se renvoie l'ascenseur. Le directeur de la CIA expliqua dernièrement ceci : « Nous avons surestimé les progrès faits par Bagdad dans le nucléaire. Mais nos services n'ont jamais parlé de l'Irak comme d'une menace imminente. » La vérité a donc été bafouée par la démocratie etatsunienne. Et par conséquent par le gouvernement. Le premier argument avancé (armes de destruction massive) a laissé place par la suite à l'idée d'une « guerre préventive »... Mais déclencher une telle guerre n'est-ce pas une idée complètement folle ?
Tous ces mensonges, toutes ces erreurs, tous ces intérêts financiers et (géo)politiques ont abouti à la situation dramatique que connaît l'Irak...
George Walker Bush est-il vraiment responsable de tout cela ?
Des positions qu'il avance, très certainement.
En ce qui concerne les interventions diverses au Moyen-Orient, la protection de l'environnement et la politique -intérieure comme extérieure-, il est évident que les leaders financiers (pétrole, industrie...) manipulent avec aisance le Président des Etats-Unis.
Il est alors sans doute regrettable que ce dernier ne remette pas en cause cette manipulation, ne serait-ce qu'au nom du Dieu dont il parle dans ces discours.
A moins que le Président actuel des Etats-Unis n'ait pas conscience d'être manipulé ?
En ce cas, G. W. Bush n'en est pas moins un incompétent.
Angel-B.

