Samedi 21 janvier 2006, j'ai eu la chance et le plaisir d'assister à mon premier concert de Mylène Farmer, pour sa quatrième série de concerts à ce jour (89, 96, 99 et 2006). La salle du POPB (Palais Omnisports de Paris-Bercy) a accueilli 13 000 personnes à treize reprises. Voici donc le récit de ce concert hors du commun, plus d'un mois après y avoir assisté...
20 h. Je sors du restau où je viens de manger avec ma cousine. Il est situé juste en face du POPB, ce qui était donc l'idéal pour attendre que les portes s'ouvrent. Après ce diner (très bon, soit dit en passant...), nous nous dirigeons vers l'imposante infrastructure que constitue Bercy. Certains fans sont là depuis des heures à attendre, d'autres sont arrivés le matin, très tôt... Il devait probablement s'agir de ceux qui avaient pris des places en fosse, où il faut jouer des coudes pour se retrouver devant. Ca doit être vraiment pénible de rester trois heures debout, écrasé par des centaines de fans surexcités... [Mais c'est ce que je ferai lors de sa prochaine tournée!] Ceci dit, je suis moi aussi surexcité à l'idée de voir Mylène Farmer d'ici quelques instants... Nous faisons la queue pour pouvoir entrer. Beaucoup de fans se sont déjà rués dedans depuis une quinzaine de minutes, et nous avons par conséquent attendus que la foule se calme un peu. Nous attendons patiemment notre tour. Quelques malins font semblants de vouloir acheter des places, mais ma cousine m'explique qu'en réalité ils veulent vendre des places, bon marché... Nous nous mettons à discuter avec une fan particulièrement accro, qui nous explique qu'elle a déjà vu le spectacle plusieurs fois, et que celui-ci est phénoménal. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut être aussi fan pour voir plusieurs fois un même concert : il me semble que ça finirait par briser l'intensité du concert. [Là encore, je ferai plusieurs dates lors de sa prochaine tournée...] Notre tour arrive enfin : nous nous faisons fouiller, tous les appareils photos étant confisqués. Ayant vu cela, ma cousine a eu la riche idée de cacher son appareil numérique dans son soutien-gorge, partie intime qui, elle, ne sera pas fouillée... Content d'avoir pu garder ainsi l'appareil, nous jettons un coup d'oeil aux alentours du bâtiment : des vigiles, armés, avec de gros chiens, patrouillent tout autour de Bercy... Nous pénétrons ensuite dans le hall du POPB, où quelques vendeurs crient pour vendre quelques produits Farmer. Je regarde rapidemment ce qu'ils proposent : programmes, photos inédites, etc. Les prix refroidissent mon enthousiasme. Une femme nous dirige vers la partie gauche, où nous montons des marches d'escaliers. Après avoir trouvé la bonne porte d'entrée, nous entrons dans l'immense salle, déjà presque complètement remplie. Je suis très impressionné par l'ampleur du bruit qui règne dans cette salle. Le plafond me semble être à des années lumières de moi. Je remarque d'emblée deux choses dans le POPB : une scène en forme de croix se situe en plein coeur de la fosse, et un grand décor de temple cache la scène principale. Les dimensions de ce temple sont incroyables. Mon coeur bat de plus en plus vite, certains fans hurlent déjà le nom de Mylène... Le bourdonnement est de plus en plus impressionnant. Nous nous asseyons à nos places, situées dans les gradins, presque en face de la scène. Nous sommes très bien situés. Assis, je contemple le fameux temple qui occupe le devant de la scène. Il est de couleur dorée, et ses dimensions sont extraordinaires... La scène en forme de croix m'intrigue : comment va-t-elle pouvoir se rendre sur cette scène-là, puisqu'elle est séparée de la véritable scène par une partie de la fosse qui l'entoure ? Une autre question s'impose très vite : comment va-t-elle arriver ? Je lève instinctivement les yeux vers les hauteurs de la salle. Je ne vois que des dizaines de rampes, sur lesquelles sont accrochés les spots. En plein milieu du plafond, il y a un carré noir, un peu plus bas que le reste du plafond, où je peux lire le nom du sponsor du concert : NRJ... Le concert auquel nous allons assister est filmé, peut-on lire sur les murs de la salle. Carole s'en va quelques instants (pour aller au petit coin... mais ne le dites à personne ! C'est secret !). 20 h 29 : le concert va commencer, Carole n'est toujours pas revenue... J'ai peur qu'elle rate le début... J'ai oublié de préciser qu'il y a de la musique (pas du Farmer), une musique d'ambiance, qui met........ de l'ambiance ! Plusieurs vagues de "ola" se propagent dans toute la salle, beaucoup de fans crient le prénom de Miss Farmer, la fosse est surexcitée, la tension monte ! Ca y est, Carole revient. Une ou deux minutes après, toutes les lumières s'éteignent, et 13 000 personnes se mettent alors soudainement à applaudir et à crier... Le bruit est impressionnant. Nous sommes surexcités. La première partie commence : un écran géant de ciné descend lentement, juste devant le Temple... L'apparition de ce simple écran déclenche une réaction immédiate dans la salle... Soudain, un mot de Mylène Farmer apparaît sur cet écran, qui dit grosso modo que le court métrage que nous allons voir l'a particulièrement touchée. Ce petit mot se termine par le nom du spectacle : "Avant que l'ombre...". Le court commence donc. Réalisé par Alain Escale, le nom de ce court est "Le Conte du Monde flottant". On y retrouve des thèmes chers au monde Farmer, avec des images d'une beauté rare, presque des tableaux, une oeuvre pleine de symboles. Le sens de film est difficile à cerner. En résumant, je dirais que ce film parle de la vie après la mort, de la nouvelle vie après la mort. On peut y noter beaucoup de références. Le tout assez imprégné de la culture asiatique. Le court métrage fini, le bruit dans la salle revient en quelques secondes... Nous applaudissons, les cris reviennent. La tension devient telle que je n'aurais pas été très étonné de voir un éclair se former dans ce lieu électrique ! L'écran remonte à la fin du générique. Les lumières se sont rallumées. Quelques -rapides- minutes après, un immense et assourdissant "Shut up !" résonne dans toute la salle, amenant avec lui le noir complet... 13 000 personnes se lèvent alors en même temps... Ce phénomène de masse est incroyable... Nous nous sommes tous levés au même moment, à l'instant précis où ce "Shut up !" a retenti... Aussitôt après, une musique "messe noire" se met en place. Quelques spots rouges balayent le public. La musique est impressionnante, grave... Je suis énervé comme une puce, je ne tiens plus en place. La tension est incroyable. La musique s'accélère peu à peu, et elle devient de plus en plus forte. Petit à petit, la musique devient celle de Peut-être toi... Pour ceux qui ne connaitraient pas ce morceau génial (album Avant que l'ombre...), sachez que le rythme est extrêmement rapide, très dansant... Toute la salle vibre donc (au sens propre comme au figuré...). Je regarde en haut, persuadé qu'elle va arriver dans les airs... Soudain, une capsule s'éclaire dans les hauteurs de la salle. Mylène y est allongée. La couleur qui domine est le vert. La capsule est en verre. Elle descend lentement, suspendue par des cables. Je comprends très vite qu'il s'agit d'une mise en scène de sa propre mort. La capsule fait d'ailleurs penser à un sarcophage. Le tout fait assez futuriste. Enfin, le sarcophage se dépose au centre de la scène en forme de croix. La salle est éblouie par cette entrée en scène spectaculaire... Mais le spectacle ne fait que commencer... Six hommes, habillés avec des manteaux en cuir noirs, soulèvent alors le cercueil et le transportent en direction du temple... Je ne comprends pas comment ils vont faire pour l'amener sur l'autre scène, puisqu'elles sont séparées par une partie de la fosse... La réponse arrive très vite : un pont gigantesque descend alors du plafond afin de relier la scène en forme de croix et la "vraie" scène. Les portes du temple s'ouvrent alors, laissant apparaitre un escalier immense, de grands chandeliers en forme de serpents et les musiciens. Les 6 porteurs passent le pont, puis vont déposer le cercueil sur un mécanisme qui le redresse, dévoilant ainsi Mylène Farmer... Cette entrée en scène est incroyable. Je n'en reviens pas, et apparemment les 12 999 autres personnes non plus... Et le tout toujours avec la musique de Peut-être toi, véritable tube ! Les porteurs s'en vont. Mylène ouvre alors les yeux, jusque là fermés, et sourit, ce qui déclenche une vague de cris dans le public. Le cercueil s'ouvre alors, permettant ainsi à MF d'en sortir, apparemment ravie de retrouver son public... Elle chante alors Peut-être toi... Elle est habillée d'un costume doré, composé d'un soutien-gorge et d'un short, des cuissardes couleur or, et surtout... une cape en lambeaux. Le costume, signé Franck Sorbier, est magnifique. Mylène ressemble à un mélange entre une déesse et une amazone... Ses cheveux sont coiffés en pétard, assez courts. Je la trouve magnifique... Je chante moi aussi avec enthousiasme cette chanson entrainante, Mylène fait quelques pas le long de la scène, se penchant vers le public de temps en temps. Deux écrans géants sont situés à gauche et à droite de la scène. Le titre fini, elle lance un "Bonsoir !"... je vous laisse imaginer la réaction du public. Elle reprend alors le tube XXL (album Anamorphosée, 1995), qu'elle reprend à la fin avec le public. Les deux femmes qui constituent le choeur sont habillés en religieuses. Ceux qui connaissent Mylène ne seront pas étonnés je pense par ce choix... Pas de chorégraphie pour cette chanson, juste beaucoup de déplacements. Vient ensuite Dans les rues de Londres (album Avant que l'ombre..., 2005), qui est un hommage à Virginia Woolf. Des écrans sur la scène montrent des images d'archives (manuscrits de la main de l'écrivain). Toujours pas de chorégraphies. La fureur amenée avec les deux premiers titres est un peu apaisée par cette balade. Au fait, j'ai oublié de préciser que le pont géant est remonté au début ! S'en suit une de mes chansons préférées : California (album Anamorphosée, 1995), pour laquelle Mylène enlève sa cape, devenant ainsi plus sexy... Elle reprend la chorégraphie du Live à bercy de 96, pour ceux qui connaitraient... Mais seule par contre. Mylène débute ce titre un peu hauteur dans les escaliers, devant les écrans géants, puis elle redescend jusqu'à la scène. Sur les dits écrans et sur la scène en croix, des images de Los Angeles la nuit apparaissent, et des lumières blanches balayent le public, comme lorsque les hélicoptères recherchent un prévenu... Côté décor, des images d'arbres exotiques, suspendus à l'envers, entourent les écrans géants, et des filins façon toile d'araignée apparaissent également. L'ensemble renforce l'idée de temple. La couleur dominante est le rouge, comme tout au long du concert d'ailleurs. A la fin de la chanson, les 4 écrans géants se réunissent pour n'en former qu'un, avec des images rouges sang... pour mieux annoncer le titre -coquin- Porno Graphique (album Avant que l'ombre..., 2005). Chorégraphie étrange mais très réussie, avec des jeux de bras et de tête façon Farmer... Au milieu de la chanson, une petite plate-forme centrale s'élève, avec Mylène dessus. Vers la fin de la chanson, un groupe de 7 danseurs espagnols (Los Vivancos) apparaissent devant l'écran géant. Ils vont ensuite rejoindre Mylène, qui s'enfuit en criant "T'as pas un p'tit mojito ?". Les danseurs entament alors un jeu de claquettes qui enflamme le public. Mylène peut ainsi se changer... A la fin de ce numéro endiablé de claquettes, les danseurs partent, laissant la salle dans le noir quelques secondes. La lumière revient alors, laissant place à 6 danseuses. Mylène arrive alors sur les premières notes de la chanson, large sourire aux lèvres... Elle est habillée d'une petite robe noire à frous-frous et d'une queue de pie ébouriffée, avec des collants noirs, des petites bottines et... un chapeau haut de forme. Le costume est génial. Les danseuses sont habillées pareil, mais modèle masculin ! Mylène reprend alors un de ses plus grands tubes, à savoir... Sans Contrefaçon (album Ainsi soit-je, 1988) !!!! C'est une version techno que Mylène offre de cette chanson qui fait chanter et sauter 13 000 personnes... C'est un des moments forts du concert. Cette version est incroyablement dansante, supérieure à l'original pour moi ! La chorégraphie est toujours la même... Je saute comme un fou sur place, en chantant comme tous les autres... L'ambiance est... survoltée ! Toute la salle vibre en même temps que les basses. Bien entendu, Mylène, à la fin de la chanson, reprend ce tube génialissime... Pour le titre suivant, Mylène enlève sa queue de pie et son chapeau. L'ambiance ne retombe pas, puisque Mylène chante à présent Q.I (album Avant que l'ombre..., 2005). La chorégraphie, avec ses danseuses bien évidemment, est déjantée et sexy. Ceci dit, même si l'ambiance est encore assez électrique, la chanson devient vraiment un tube vers la fin (vers le C.Q.F.D. pour ceux qui connaissent), où le public se met à chanter le fameux "C.Q.F.D." Histoire que l'ambiance ne retombe pas après ces deux tubes, Mylène a eu la riche idée de nous offrir une des surprises de cette soirée : C'est une belle journée (2001). Cette chanson particulièrement entrainante, comme vous le savez je pense (vous avez du l'entendre en radio), est reprise façon techno là encore, et le résultat est que cette version surpasse l'originale. La chorégraphie est géniale, et cette chanson est le deuxième moment fort du concert. L'ambiance est électrique. Nous ne sommes presque jamais assis au cours de ce concert d'ailleurs... A la fin de la chanson, les danseuses et Mylène s'en vont, et les Los Vivancos reviennent alors pour danser du flamenco. Cet interlude est accompagné de la version musicale de C'est une belle journée, mais façon orientale... Le noir revient ensuite. Soudain, un grondement d'orage se fait entendre. Il va se passer quelque chose. Sur la scène en forme de croix, un piano sort du sous-sol, et Yvan Casser (direction musicale) vient alors s'y installer. Mylène apparait alors dans les airs, partie gauche de la salle, c'est-à-dire la notre. Elle arrive sur un chandelier géant. Elle commence alors la ballade Ange parle-moi (album Avant que l'ombre..., 2005). Le chandelier vient alors se poser lentement au coeur de la scène en forme de croix. Mylène descend du chandelier et achève la chanson. Elle est habillée d'un costume violet, très sobre, très beau... Une très belle version piano-voix. Les écrans et la croix reflètent des vitraux d'église mauves, ce qui donne des images magnifiques... S'en suit alors une version piano-voix de Redonne-moi (album Avant que l'ombre..., 2005), au cours de laquelle Mylène marche lentement le long de la scène. l'émotion la gagne, et elle se met finalement à pleurer. Le public reprend cette chanson avec elle... Moment très émouvant du concert. L'émotion demeure avec le magnifique Rêver (album Anamorphosée, 1995)... Titre où, les larmes aux yeux, elle demande au public de reprendre avec elle le refrain. Interprétation sublime pour cette chanson bouleversante. J'ai ensuite au la chance de l'entendre chanter Ainsi soit Je (album Ainsi soit Je, 1988), qu'elle n'a chanté que 3 soirs sur 13, remplacée le reste du temps par L'autre... (album L'Autre..., 1991). Je suppose qu'il est inutile de préciser que cette chanson est une merveille, et qu'elle est particulièrement triste et belle à la fois... Au début de la chanson, le pont redescend afin que les musiciens viennent jouer une version acoustique de cette merveille, sur la scène en croix avec Mylène... Au début de la chanson, elle explique d'ailleurs qu'il lui est très difficile de chanter cette chanson (qui la ramène sans doute à des choses douloureuses de son passé, en plus du fait qu'elle soit difficile à chanter). Elle dira également qu'elle est particulièrement heureuse de pouvoir retrouver son public, dont elle dira qu'elle l'aime... Je pense qu'il n'y a pas besoin de dire que la réaction du public a été magnifique... A la fin de cette chanson, Mylène annonce -en gros- qu'après l'émotion voici quelque chose de plus gai... Meilleur moment du concert : Mylène reprend Désenchantée (album L'autre..., 1991), son plus grand tube à ce jour... Cette version techno (qui a duré environ un quart d'heure à cause des reprises) m'a fait sauté et hurlé comme un fou ! C'est pour moi le meilleur moment du concert. L'ambiance est géniale... La chorégraphie est toujours la même. Après ce méga-tube, Mylène présente ces musiciens et son équipe, puis elle retourne sur la scène principale avec ses danseurs grâce au pont, qui est par la suite remonté. Le Bercy surchauffé et surexcité est quelque peu calmé par le titre qui s'en suit : Nobody Knows (album Avant que l'ombre..., 2005), étrange et envoutant. Pas de chorégraphie, pas de danseurs. Mylène sort de scène, l'interlude musical se poursuit pour qu'elle puisse changer de costume. Le tableau qui suit est très original : Mylène et ses danseuses sont chacune dans une sorte de rideau-tube (bon j'avoue, je n'ai pas saisi la métaphore sexuelle sur le moment^^), dans lequel elles dansent toutes une superbe chorégraphie (toujours la même, pour mon plus grand plaisir !!!) pour : Je t'aime mélancolie (album L'Autre..., 1991). Mylène et ses danseuses sont en plus en hauteur, sur des plates formes, à hauteurs différentes... C'est une version plus rock que celle du live de 96 qui est proposée ici. Au moment du refrain, le rideau de Mylène se lève afin qu'elle puisse descendre de sa plate-forme. Côté costume : soutien-gorge noir, petit short noir, cuissardes en cuir noir, talons aiguilles et petit gilet à dentelle transparent. Mylène est très sexy... Vient ensuite L'amour n'est rien... (album Avant que l'ombre..., 2005), qui ne déclenche pas le même enthousiasme que pour Désenchantée, Sans Contrefaçon et C'est une belle journée. Belle réussite tout de même. Ambiance agitée. Les rideaux-tubes montent et descendent pendant les refrains finaux. Petite chorégraphie. Par la suite, seconde surprise de la soirée, puisque Mylène reprend le standard Déshabillez-moi (album Ainsi soit-je, 1988) de Juliette Gréco, façon rock et tribale. Excellente version, où Mylène se lâche complètement... Elle chante très fort, rit beaucoup, et visiblement s'amuse ! Nous aussi ! Arrive après le duo Les Mots (2001), que Mylène interprète avec son batteur. Très beau moment... Sur l'écran géant, on peut voir un rideau de pluie et une mer déchainée... Vient ensuite l'avant-dernière chanson : Fuck Them All (album Avant que l'ombre..., 2005), pour laquelle Mylène retire sa veste noire. Elle est accompagnée pour cette chanson de tous ses danseurs et danseuses. Les écrans géants montrent des images de corridas et de journeaux espagnols. Vers la fin de la chanson, le pont descend pour permettre à Mylène, suivie de ses danseurs/euses, de poursuivre le titre sur la scène en croix. Elle les présente alors. Revenue sur la scène principale, Mylène quitte la scène, de même que ses danseurs, et le pont remonte. La salle est plongée dans le noir. La dernière chanson commence alors. Il s'agit bien évidemment du magnifique Avant que l'ombre... ... Mylène est sublime. Elle porte son plus beau costume, soit une robe/kimono rouge, avec quelques fleurs blanches, avec une longue traine...
La couleur est rouge, et la prouesse technique (et première mondiale...) arrive enfin : un rideau d'eau tombe alors du plafond... Ce rideau d'eau permet alors de servir d'écran gigantesque, qui permet de projeter en direct l'image de Mylène en train de chanter... Au milieu de la chanson, ce rideau d'eau se fend en deux pour la laisser passer. Puis elle repasse derrière ce rideau... Le mot "passé" tombe alors plusieurs fois, mot créé par l'absence d'eau à des endroits bien précis du rideau. Enfin, Mylène commence à monter lentement l'escalier majestueux... En même temps, sa silhouette apparait plusieurs fois sur le rideau. Au milieu de l'escalier, la musique battant son plein, Mylène laisse tomber sa robe derrière elle, comme s'il s'agissait d'un manteau de sang, d'un corps somme toute... Elle poursuit sa montée, presque nue, vers le haut de cet interminable escalier, où une lumière jaune éblouissante attend Mylène, ou plutôt son Âme... Une fois arrivée au coeur de cette lumière, tout en haut de cet escalier, en hauteur, elle se retourne vers le public pour nous faire un signe de la main, un au revoir... Les portes du temple se referment alors lentement, Mylène continuant ses signes d'adieu. Enfin, les portes se referment, définitivement, au moment où le rideau d'eau se stoppe, ainsi que la musique... Le concert est fini.
Comme vous avez pu le constater, Mylène a réussi à mêler à la fois concert spectaculaire et concert très intime, notamment grâce à l'idée fabuleuse de la scène en forme de croix, DANS le public... Le souvenir que je garde de ce concert est un grand moment de joie, d'émotion, d'émerveillement... J'ai eu la très nette impression de ne pas avoir vécu ce concert, comme si tout cela n'était qu'un rêve, un rêve fantastique. Mylène m'aura, une fois de plus, fait rêver... Je n'aurais jamais cru qu'elle parviendrait à surpasser le Mylenium Tour (1999-2000), déjà splendide... La fin est sans doute le moment le plus merveilleux du concert, puisqu'il représente pour moi la vie après la mort, la lumière après le noir...
Nous sommes sortis rapidemment de la salle, puisque la scène s'était refermée... Nous sommes allés boire un verre dans un café en face de Bercy, complètement soufflés et époustouflés par ce que nous venions de vivre... Je tiens d'ailleurs à remercier Carole pour ce moment magique qu'elle m'a permis de partager avec elle... Avant que l'ombre... est une "bulle de vie", et l'Après que l'ombre... est une succession de remémoration(s) de ce rêve, gravé à jamais dans ma mémoire. Je tiens aussi à remercier ma mère, qui m'a offert ce cadeau magnifique...
Voilà. Je suis particulièrement heureux de vous faire partager au mieux ce rêve que j'ai vécu... Je vous aime tous, et je tenais à vous le dire, moi aussi...avant que l'Ombre...
Angel-B.